Cornelius a Lapide
Table des matières
Toutes les lois mosaïques, c'est-à-dire de l'Ancien Testament, sont très nombreuses, et elles sont exposées de manière dispersée et mêlée à travers tout le Pentateuque ; il a paru bon de les distribuer toutes ici en leurs classes propres, et de les mettre sous les yeux, pour ainsi dire, en une seule synopsis.
Synopsis de tous les préceptes que Dieu donna à Moïse, tirés du Pentateuque.
Les lois, ou préceptes mosaïques, sont de deux sortes. Les unes sont simples : morales ou naturelles, cérémonielles, judiciaires. Les autres sont mixtes : morales et cérémonielles ensemble, morales et judiciaires ensemble, cérémonielles et judiciaires ensemble, morales, cérémonielles et judiciaires ensemble.
Préceptes moraux, ou préceptes du Décalogue.
I. Je suis le Seigneur ton Dieu, fort et jaloux : tu n'auras pas de dieux étrangers devant Moi : tu ne te feras point d'image taillée : tu ne les adoreras point, et tu ne les serviras point, Exode 20, 4. Les dispositions suivantes se rapportent à ce précepte et l'expliquent :
1. Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu, le Seigneur est un. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force, Deut. 6, 4.
2. Ces paroles seront dans ton cœur : tu les raconteras à tes enfants ; tu les méditeras assis et marchant, en dormant et en te levant, Ibid.
3. Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu, comme tu l'as tenté au lieu de la tentation, Deut. 6, 16.
4. Soyez saints, parce que je suis saint, le Seigneur votre Dieu, Lév. 19, 2.
5. Qu'il ne se trouve parmi vous personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu ; ni qui consulte les devins, ou qui observe les songes et les augures ; qu'il n'y ait ni sorcier, ni enchanteur, ni qui consulte les esprits, ni de diseurs de bonne aventure, ni qui cherche la vérité auprès des morts, Deut. 18, 10.
6. Tu seras parfait et sans tache devant le Seigneur ton Dieu, Ibid. v. 13.
7. Le Seigneur ton Dieu te suscitera un prophète de ta nation et d'entre tes frères, semblable à moi : c'est lui que tu écouteras, Ibid. v. 15.
8. Si un prophète se lève, et qu'un frère, un fils, une fille ou une épouse dise : Allons servir des dieux étrangers, tu n'y consentiras point, mais tu le mettras aussitôt à mort, Deut. 13, 2 et 6.
9. Vous ne vous ferez pas de dieux d'or ni d'argent, Exode 20, 23. Vous ne vous ferez point d'idole ni d'image taillée, vous n'érigerez point de colonnes, et vous ne placerez point de pierre remarquable pour l'adorer, Lév. 26, 1.
10. Tu n'adoreras ni ne serviras le soleil, la lune, les étoiles, etc., Deut. 4, 19. Car le Seigneur ton Dieu est un feu dévorant, un Dieu jaloux, Ibid. v. 24.
11. Détruisez les autels des dieux des nations, brisez leurs statues, brûlez leurs bois sacrés, mettez en pièces leurs idoles, effacez leurs noms de leurs lieux, Deut. 12, 3.
12. Tu n'ajouteras rien à la parole que je te dis, et tu n'en retrancheras rien, Deut. 4, 2.
II. Tu ne prendras pas le nom du Seigneur ton Dieu en vain : car le Seigneur ne tiendra pas pour innocent celui qui le fera, Exode 20, 7. Les dispositions suivantes se rapportent à ce précepte et l'expliquent :
1. Tu ne jureras pas par le nom des dieux étrangers, et il ne sera point entendu de ta bouche, Exode 23, 13.
2. Tu jureras par le nom du Seigneur ton Dieu, Deut. 6, 13.
3. Tu ne te parjureras point en mon nom, et tu ne profaneras point le nom de ton Dieu : je suis le Seigneur, Lév. 19, 12.
4. Lorsque tu auras fait un vœu au Seigneur ton Dieu, tu ne tarderas pas à l'accomplir, car le Seigneur ton Dieu te le redemandera ; tout ce qui est sorti de tes lèvres, tu l'observeras et le feras, comme tu l'as promis au Seigneur ton Dieu, Deut. 23, 21 et 22.
5. Quiconque maudit Dieu et blasphème le nom du Seigneur sera mis à mort, Lév. 24, 13.
Synopsis des préceptes contenus dans le Pentateuque.
III. Souviens-toi de sanctifier le jour du sabbat : tu n'y feras aucun ouvrage. Car en six jours Dieu fit le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s'y trouve, et le septième jour il se reposa, Exode 20, 8.
IV. Honore ton père et ta mère, afin que tu vives longtemps sur la terre, Ibid. v. 12. Les dispositions suivantes se rapportent à ce précepte :
1. Tu ne médiras point des dieux, et tu ne maudiras point le prince de ton peuple, Exode 22, 28.
2. Tu établiras des juges et des magistrats à toutes tes portes, afin qu'ils jugent le peuple selon un juste jugement, Deut. 16, 18.
3. Tu ne feras point acception de personnes, et tu n'accepteras point de présents : car les présents aveuglent les yeux des sages et changent les paroles des justes, Ibid.
4. Lève-toi devant une tête chenue, et honore la personne du vieillard, et crains le Seigneur, Lév. 19, 32.
V. Tu ne tueras point, Exode 20, 13. Les dispositions suivantes se rapportent à ce précepte :
1. Tu ne haïras point ton frère dans ton cœur, Lév. 19, 17.
2. Tu ne chercheras point à te venger, et tu ne te souviendras point de l'injure de tes concitoyens, Ibid.
3. Tu ne maudiras point le sourd, et tu ne placeras pas de pierre d'achoppement devant l'aveugle : mais tu craindras le Seigneur ton Dieu, Ibid. v. 14.
4. Tu n'opprimeras point ton prochain par la violence, Ibid. v. 13.
5. Les pères ne seront pas mis à mort pour leurs enfants, ni les enfants pour leurs pères, Deut. 24, 16.
VI. Tu ne commettras point l'adultère, Exode 20, 13. Les dispositions suivantes se rapportent à ce précepte :
1. Les interdictions de mariage et d'union charnelle avec le père et la mère, Lév. 18, 7 ; avec la belle-mère, v. 8 ; avec la sœur, v. 9 ; avec la petite-fille, v. 10 ; avec la demi-sœur, v. 11 ; avec la tante paternelle et la tante maternelle, v. 21 et 13.
2. De même dans les degrés d'affinité, avec la femme de l'oncle paternel, v. 14 ; avec la belle-fille, v. 15 ; avec la femme du frère, v. 16 ; avec la belle-fille et la petite-fille par alliance, v. 17 ; avec la sœur de son épouse, v. 18.
3. Tu ne donneras pas de ta semence à l'idole Moloch, Ibid. v. 21.
4. Tu ne coucheras avec aucun mâle, Ibid.
5. Tu ne t'accoupleras avec aucune bête, Ibid.
6. Ne prostitue pas ta fille, Lév. 19, 29.
7. Il n'y aura point de prostituée parmi les filles d'Israël, ni de fornicateur parmi les fils d'Israël, Deut. 23, 17.
VII. Tu ne voleras point, Exode 20. Les dispositions suivantes se rapportent à ce précepte :
1. Nul ne trompera son prochain, Lév. 19, 11.
2. Tu ne contristeras ni n'affligeras l'étranger et le pèlerin : car vous aussi avez été étrangers en Égypte, Exode 22, 21.
3. Vous ne ferez pas de tort aux veuves ni aux orphelins. Si vous les lésez, ils crieront vers Moi, et je les entendrai, et je vous frapperai du glaive, et vos femmes seront veuves, et vos enfants orphelins, Ibid., et Deut. 10, 18.
4. Ne faites rien d'injuste en matière de règle, de poids ou de mesure, Lév. 19, 35.
5. Que les balances soient justes, les poids égaux, le boisseau juste et la mesure équitable : je suis le Seigneur, Ibid.
6. Tu n'auras pas dans ta bourse des poids différents, un plus grand et un plus petit : et il n'y aura pas dans ta maison un boisseau plus grand et un plus petit, Deut. 25, 13.
7. Tu ne déplaceras pas les bornes de ton prochain, Deut. 19, 14.
8. Tu ne feras rien d'injuste, et tu ne jugeras pas injustement : tu ne considéreras point la personne du pauvre, et tu n'honoreras point le visage du puissant, Lév. 19, 15.
9. Quiconque frappe un animal en rendra un autre en échange, c'est-à-dire animal pour animal, Lév. 24, 18.
VIII. Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain, Exode 20, 14. Les dispositions suivantes se rapportent à ce précepte :
1. Tu ne recevras point de rapport mensonger, Exode 23, 1.
2. Tu ne suivras point la foule pour faire le mal, et dans un jugement tu ne te rangeras point à l'avis du plus grand nombre de manière à t'écarter de la vérité, Ibid.
3. Tu fuiras le mensonge, Ibid. v. 7.
4. Tu ne seras ni accusateur ni calomniateur parmi le peuple, Lév. 19, 16.
5. Tu ne commettras point de calomnie contre ton prochain, Ibid. v. 13.
IX. Tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, Deut. 5, 20.
X. Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain, ni son champ, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien de ce qui lui appartient, Ibid.
Tels sont les préceptes moraux, ou naturels, du Décalogue, que Dieu donna aux Hébreux par l'intermédiaire de Moïse ; suivent les préceptes cérémoniels, distribués en leurs classes propres.
Lois cérémonielles : 1. Sur le lieu des victimes et le sanctuaire. 2. Sur les vases du Saint des saints. 3. Sur les vases du Lieu saint. 4. Sur les vases du parvis. 5. Sur le tabernacle et le parvis. 6. Sur les vêtements des prêtres et du grand prêtre. 7. Sur la consécration des prêtres et des lévites. 8. Sur leurs qualités et leurs fonctions. 9. Sur leurs villes et leurs revenus. 10. Sur les sacrifices. 11. Sur les premiers-nés, les prémices et les dîmes. 12. Sur le cens et les offrandes. 13. Sur les naziréens et les vœux. 14. Sur la femme après l'accouchement. 15. Sur la lèpre et les lépreux. 16. Sur ceux qui ont un flux de semence ou de sang. 17. Sur l'eunuque et le mamzer. 18. Sur l'eau de purification. 19. Sur la propreté du camp. 20. Sur la simplicité. 21. Sur l'apparence et le vêtement. 22. Sur les aliments purs et impurs. 23. Sur les fêtes. 24. Sur les homicides.
I. Loi cérémonielle sur le lieu des sacrifices et le sanctuaire.
1. Prends garde de ne pas offrir tes holocaustes en tout lieu, mais au lieu que le Seigneur aura choisi, là tu offriras tes holocaustes, tes victimes, tes dîmes, tes prémices, tes vœux, tes offrandes et tes premiers-nés ; et de ces choses tu mangeras là en la présence du Seigneur, et tu te réjouiras, Deut. 12, 6, 7, 13, 14.
2. Mais si le chemin et le lieu sont trop éloignés, tu les vendras, et te rendant au lieu, avec le prix tu achèteras tout ce qui te plaira, soit des troupeaux de gros bétail, soit des troupeaux de petit bétail, du vin aussi et de la boisson enivrante ; et tu mangeras devant le Seigneur, toi et ta maison, ainsi que le lévite qui est à l'intérieur de tes portes, Deut. 14, 24.
3. De plus, si tu immoles un bœuf, une brebis ou une chèvre pour la nourriture seulement, tu le feras au temple, pourvu que tu ne demeures pas loin de lui, afin que tu puisses y brûler la graisse pour Dieu, et y répandre et offrir le sang, Deut. 12, 20.
4. Trois fois par an tu monteras au temple, à savoir à la Pâque, à la Pentecôte et à la fête des Tabernacles : et tu ne paraîtras pas devant Moi les mains vides, Deut. 16, 16.
5. Les lévites proclameront des malédictions en direction du mont Ébal, contre ceux qui violent la loi de Dieu, et des bénédictions en direction du Garizim, pour ceux qui observent la loi de Dieu, selon le rite expliqué en Deut. 27.
II. Loi cérémonielle sur les vases du Saint des saints, à savoir sur l'arche, le propitiatoire et les chérubins.
1. Construis une arche de bois de sétim et recouvre-la d'or ; sa longueur sera de deux coudées et demie, sa largeur d'une coudée et demie, sa hauteur d'une coudée et demie, et elle aura quatre anneaux d'or, dans lesquels seront introduites deux barres, afin qu'elle puisse être portée par elles, et tu placeras dans l'arche les tables de la loi, Exode 25, 10.
2. Tu feras aussi un propitiatoire de l'or le plus pur, qui sera le couvercle de l'arche, Ibid. v. 17.
3. Tu feras aussi deux chérubins d'or, qui couvriront les deux côtés du propitiatoire en déployant leurs ailes, et ils se regarderont mutuellement : de là je te parlerai, Ibid. v. 18.
III. Loi cérémonielle sur les vases du Lieu saint, à savoir sur la table, le chandelier et l'autel des parfums.
1. Tu feras une table de bois de sétim, ayant deux coudées de longueur, une coudée de largeur et une coudée et demie de hauteur : tu la recouvriras d'or, et tu placeras sur elle les pains de proposition en ma présence toujours. Tu feras aussi des anneaux et des barres, par lesquels elle pourra être portée, Exode 25, 23. Au sujet de ces pains, voir ce qui a été dit à Lév. 24, 5.
2. Tu feras aussi un chandelier au marteau d'un talent d'or, qui aura sept branches, chacune ayant trois rangées de coupes, de pommeaux et de lis. Tu y poseras sept lampes avec de l'huile, afin qu'elles éclairent du côté opposé, Ibid. v. 31.
3. Le prêtre disposera et allumera ces lampes le soir, afin qu'elles brillent jusqu'au matin, Exode 27, 21.
4. Tu feras un autel pour brûler le parfum, de bois de sétim, ayant une coudée de longueur, une coudée de largeur et deux coudées de hauteur : tu le recouvriras d'or. Tu feras aussi des anneaux et des barres, par lesquels il pourra être porté ; tu le placeras devant le voile qui est devant l'arche, Exode 30, 1.
5. Le prêtre brûlera l'encens sur cet autel, matin et soir, Ibid. v. 7.
6. Tu composeras l'encens de stacte, d'onyx, de galbanum et de l'encens le plus pur, Ibid. v. 34.
IV. Loi cérémonielle sur les vases du parvis, à savoir sur l'autel des holocaustes et la cuve d'airain.
1. Tu feras un autel de bois de sétim, qui aura cinq coudées de longueur et cinq de largeur, et trois de hauteur ; il sera creux ; tu lui feras une grille d'airain, de même des barres, et enfin des chaudrons, des pinces, des fourchettes et des réceptacles à feu, Exode 27, 1.
2. Le feu brûlera toujours sur l'autel, et le prêtre l'entretiendra en plaçant du bois dessous, Lév. 6, 12.
3. Tu me feras un autel de terre ou de pierre brute, et tu offriras des victimes dessus, Exode 20, 24.
4. Tu ne monteras pas par des marches à mon autel, Ibid. v. 26.
5. Tu ne planteras pas de bois sacré auprès de l'autel, Deut. 16, 21.
6. Tu feras une cuve d'airain, afin qu'avec l'eau versée, les prêtres lavent leurs mains et leurs pieds lorsqu'ils s'apprêtent à s'approcher de l'autel, Exode 30, 18.
V. Loi cérémonielle sur le tabernacle lui-même et le parvis.
1. Tu feras le tabernacle, c'est-à-dire le Saint des Saints, et le Lieu Saint, et devant le Lieu Saint, le parvis.
2. Dans le Saint des Saints, tu placeras l'arche, avec le propitiatoire et les Chérubins ; de même l'urne contenant la manne, Exode 16, 34, et le bâton d'Aaron qui a fleuri, Nombres 17, 10.
3. Dans le Lieu Saint, tu placeras la table du côté sud, le chandelier du côté méridional, au milieu l'autel de l'encens, Exode 40, 20 et suiv.
4. Enfin, dans le parvis, tu placeras l'autel des holocaustes et la cuve d'airain, Ibid. v. 26 et suiv.
5. Tu construiras le tabernacle avec vingt planches, étendues en longueur de chaque côté, et dix planches en travers dans le fond ; la façade sera couverte d'un voile ; chacune de ces planches aura dix coudées de haut et une coudée et demie de large. Ainsi la longueur du tabernacle sera de 30 coudées, la largeur de dix, la hauteur de dix, de sorte que le Saint des Saints ait dix coudées en longueur, en largeur et en hauteur ; et le Lieu Saint ait les 20 coudées restantes en longueur, et dix en largeur et en hauteur ; un voile brodé séparera le Lieu Saint du Saint des Saints.
6. Chacune de ces planches aura deux bases d'argent, par lesquelles elles se tiendront sur le sol ; elles auront aussi cinq traverses de chaque côté, par lesquelles elles seront maintenues ensemble.
7. Ces planches auront quatre couvertures pour toit, à savoir : premièrement, dix courtines brodées ; deuxièmement, onze toiles de poils de chèvre ; troisièmement, des peaux de béliers teintes en rouge ; quatrièmement, des peaux violettes, Exode 26.
8. Le parvis sera devant le Lieu Saint, en plein air, entouré de tous côtés par des colonnes et des rideaux : dans sa partie antérieure, les prêtres sacrifieront ; dans la partie postérieure, le peuple priera et regardera les sacrifices, Exode 27, 10.
VI. Loi cérémonielle sur les vêtements des prêtres et du grand prêtre.
1. Tu feras six vêtements pour le grand prêtre : premièrement, l'éphod ; deuxièmement, le pectoral avec 12 pierres précieuses, sur lesquelles tu graveras les 12 noms des fils d'Israël, ainsi que l'urim et le thummim, c'est-à-dire doctrine et vérité ; troisièmement, une tunique violette avec une ceinture brodée, de laquelle pendront en bas des clochettes et des grenades ; quatrièmement, une mitre avec une lame d'or, sur laquelle tu inscriras : « Saint pour le Seigneur » ; cinquièmement, une tunique de lin avec un ceinturon ; sixièmement, des caleçons de lin.
2. Pour les prêtres, tu feras : premièrement, des caleçons de lin ; deuxièmement, une tunique de lin avec un ceinturon ; troisièmement, un bonnet, ou mitre, Exode 28.
VII. Loi cérémonielle sur la consécration du grand prêtre, des prêtres et des lévites.
1. Tu feras un onguent de stacte, de cinnamome, de roseau aromatique, de casse et d'huile, et tu en oindras et consacreras le tabernacle, l'arche, la table, le chandelier, la cuve, l'autel et tous leurs ustensiles, ainsi qu'Aaron avec ses fils, Exode 30, 23.
2. Consacre, ô Moïse, Aaron et ses fils comme prêtres, par ce rite : premièrement, lave-les ; deuxièmement, revêts-les des vêtements sacerdotaux ; troisièmement, offre un taureau pour le péché, et deux béliers, l'un en holocauste, l'autre en sacrifice pacifique, avec des pains azymes ; quatrièmement, pendant sept jours, oins chaque jour tant eux que l'autel. Enfin, le huitième jour, Aaron célébrera ses premières offrandes, pour ainsi dire, et immolera des victimes de toute espèce, Exode 29, et Lév. 8 et 9 ; et alors les 12 princes des 12 tribus offriront leurs dons au tabernacle nouvellement érigé, à savoir : premièrement, six chariots ensemble ; deuxièmement, séparément, chacun à son tour, leurs propres sacrifices et ustensiles pour l'usage du tabernacle, Nombres 7.
3. Consacre les lévites par ce rite : premièrement, toi, ô Moïse, asperge-les de l'eau de purification ; deuxièmement, ils raseront tout le poil de leur corps ; troisièmement, ils laveront leurs vêtements ; quatrièmement, ils offriront un taureau pour le péché, et un autre en holocauste ; cinquièmement, présente-les devant le Seigneur ; sixièmement, les enfants d'Israël leur imposeront les mains ; septièmement, Aaron les offrira au Seigneur, et immolant leurs taureaux, priera pour eux, Nombres 8, 6.
VIII. Loi cérémonielle sur leurs qualités et leurs fonctions.
1. Les lévites serviront dans le tabernacle depuis l'âge de 25 ans jusqu'à 50 ans, Ibid. v. 25.
2. Les lévites garderont et porteront tous les ustensiles du tabernacle, Nombres 3, 6 ; à savoir : les Caathites porteront l'arche, la table, le chandelier et l'autel ; les Gersonites, les courtines et les voiles ; les Mérarites, les planches, les traverses, les colonnes et les bases, Nombres 4.
3. Les prêtres seront exempts de défauts, c'est-à-dire de vices corporels — à savoir qu'ils ne seront ni aveugles, ni boiteux, ni pourvus d'un nez petit, grand ou tordu, ni d'un pied ou d'une main brisé, ni bossus, ni chassieux, ni porteurs d'une taie dans l'œil, ni atteints d'une gale chronique ou d'une dartre, ni hernieux, Lév. 21, 17.
4. Les prêtres s'abstiendront des funérailles et du deuil.
5. Le grand prêtre ne pleurera ni mère ni père, Ibid. v. 2.
6. Le grand prêtre ne prendra une épouse que si elle est vierge et de noble naissance, Ibid. v. 13.
7. Les prêtres, lorsqu'ils entreront dans le tabernacle, ne boiront ni vin ni boisson enivrante, de peur qu'ils ne meurent, afin qu'ils distinguent entre le saint et le profane, et qu'ils enseignent aux enfants d'Israël mes préceptes, Lév. 10, 9.
8. Quiconque de la lignée d'Aaron est lépreux, a un écoulement séminal ou est impur, ne mangera pas des choses qui ont été consacrées à Dieu, Lév. 22, 4.
9. La fonction des prêtres est : premièrement, de sacrifier dans le parvis ; deuxièmement, chaque soir, d'allumer les lampes du chandelier dans le Lieu Saint ; troisièmement, chaque jour de sabbat, de placer de nouveaux pains de proposition sur la table ;
quatrièmement, chaque jour, matin et soir, de brûler l'encens ; cinquièmement, de bénir le peuple.
10. C'est la fonction propre du grand prêtre, une fois l'an, au jour de l'expiation, de faire l'expiation pour tout le peuple et pour le tabernacle lui-même, en purifiant le Saint des Saints, Lév. 16.
11. Voici la formule par laquelle les prêtres béniront le peuple : Que le Seigneur te bénisse et te garde, qu'il te montre sa face et ait pitié de toi, que le Seigneur tourne vers toi son visage et te donne la paix, Nombres 6, 24.
IX. Loi cérémonielle sur leurs villes et leurs revenus.
1. Dans la terre d'Israël, les prêtres et les lévites n'auront point de portion, Nombres 18, 20.
2. Vous donnerez aux lévites des villes pour y demeurer, et des faubourgs s'étendant à mille coudées alentour, pour le pâturage de leur bétail, Nombres 35.
3. Les prêtres auront : premièrement, tous les premiers-nés ; deuxièmement, toutes les offrandes ; troisièmement, toutes les parts sacrificielles, à savoir : de l'holocauste, la peau ; du sacrifice pacifique, la poitrine et l'épaule droite ; du sacrifice pour le péché, toute la chair ; de l'oblation de farine, le tout, sauf la poignée qui est brûlée au Seigneur, Lév. 6 et 7, et Nombres 18.
4. Les lévites auront toutes les dîmes, et de celles-ci ils donneront à leur tour la dîme aux prêtres, et ce sera la meilleure et la plus choisie, Nombres 18, 26.
5. Si un lévite, désirant servir le Seigneur, vient de sa ville au temple pour y exercer son ministère, il recevra la même portion de nourriture que les autres qui y servent ; de plus, il recevra aussi la part de dîmes qui lui est due par la loi dans sa propre ville, Deut. 18, 6.
X. Loi cérémonielle sur les sacrifices, à savoir sur l'holocauste, l'oblation de farine, le sacrifice pacifique et le sacrifice pour le péché.
1. La victime pour l'holocauste sera mâle et sans défaut, et sera entièrement brûlée à Dieu, sauf la peau, qui reviendra au prêtre qui sacrifie, Lév. 7, 8, et Lév. 1.
2. Cette victime sera soit de gros bétail, soit de brebis et de chèvres, soit de tourterelles et de pigeons, Lév. 1.
3. Chaque jour tu offriras l'holocauste perpétuel, à savoir un agneau le matin et un agneau le soir, qui brûlera sur l'autel toute la nuit, avec un dixième d'épha de fleur de farine, arrosée d'huile d'un quart de hin ; et en même temps tu offriras une libation d'un quart de hin de vin, tant le matin que le soir, Nombres 28, 3.
4. L'oblation de farine, c'est-à-dire le sacrifice de céréales, sera offerte soit de fleur de farine, soit d'épis de grain, soit de pain cuit, que ce soit au four, à la poêle ou sur le gril, Lév. 2.
5. L'oblation de farine sera assaisonnée de sel, et l'on versera de l'huile dessus, et l'on y placera de l'encens.
6. L'oblation de farine sera sans levain et sans miel, Ibid.
7. Une poignée de l'oblation de farine sera brûlée à Dieu ; le reste reviendra au prêtre, Ibid.
8. Le sacrifice pacifique sera un bœuf, une brebis ou une chèvre : de celui-ci, premièrement, le sang et la graisse, avec les reins et la queue s'il s'agit d'une brebis, seront brûlés à Dieu ; deuxièmement, la poitrine et l'épaule droite reviendront au prêtre qui sacrifie ; troisièmement, la chair restante reviendra au laïc qui l'offre, Lév. 3.
9. L'impur n'en mangera pas, Lév. 7, 20, mais seulement les purs, tant hommes que femmes, et le premier jour, s'il s'agit d'un sacrifice d'action de grâces ; ou même le deuxième jour, s'il s'agit d'un sacrifice votif ou volontaire : si quelque chose en reste le troisième jour, on le brûlera au feu, Lév. 7, 15.
10. Le sacrifice pour le péché, pour un péché commis par ignorance par le grand prêtre ou le peuple, sera un bouc ; par une personne du commun, ce sera une chèvre ou une brebis, Lév. 4. De celui-ci, le sang, la graisse, les reins et la queue seront brûlés à Dieu ; la chair restante, les prêtres la mangeront avec leurs fils mâles, Lév. 7, 3, et Lév. 6, 18.
11. Quiconque a commis une fraude ou une injustice envers son prochain offrira un bélier pour le péché, Lév. 6, 6.
12. Toute victime sacrificielle sera sans défaut, c'est-à-dire qu'elle sera entière — par exemple, ni aveugle, ni brisée, ni galeuse, etc. Lév. 22, 22.
13. L'offrande de chair aura ses libations, à savoir de la fleur de farine, de l'huile, du vin, du sel et de l'encens, dans la mesure prescrite, Nombres 15, 4.
14. Chaque fois que vous aurez un festin, les jours de fête et les premiers jours du mois, vous sonnerez les trompettes sur les holocaustes et les sacrifices pacifiques, Nombres 10, 10.
XI. Loi cérémonielle sur les premiers-nés, les prémices et les dîmes.
1. Consacre-moi tout premier-né mâle, tant des hommes que des animaux : car tous sont à moi, Exode 13, 2 et 12.
2. Le premier-né d'un âne, tu l'échangeras contre une brebis : si tu ne le rachètes pas, tu le tueras, Ibid.
3. Le premier-né d'un homme, tu le rachèteras à un prix, à savoir cinq sicles, Nombres 18, 16.
4. Le premier-né d'un animal restera sept jours avec sa mère : le huitième jour tu me le donneras, Exode 22, 30.
5. Personne ne pourra consacrer un premier-né par vœu : car ils appartiennent au Seigneur, Lév. 27, 26.
6. Le premier-né d'un animal impur sera racheté, Ibid. v. 27.
7. Tu ne travailleras pas avec le premier-né d'un bœuf, et tu ne tondras pas le premier-né des brebis, Deut. 15, 19.
8. Tu les mangeras en présence du Seigneur ton Dieu chaque année, dans le lieu que le Seigneur aura choisi, toi (ô prêtre) et ta maison, Ibid. v. 20.
9. Tu apporteras les prémices des produits de ta terre à la maison du Seigneur, Exode 23, 19.
10. Tu offriras les prémices des épis d'orge à la Pâque, à savoir le deuxième jour des Azymes, Lév. 23, 10.
11. Tu offriras les prémices du pain à la Pentecôte, Ibid. v. 17.
12. Tu offriras les prémices de tous les produits à la fin de l'année, et en les offrant tu diras : Je professe aujourd'hui devant le Seigneur que Dieu m'a introduit dans une terre où coulent le lait et le miel, etc. Deut. 26, 2 et suiv.
13. Lorsque tu planteras un arbre, le fruit qu'il produira les trois premières années, tu le rejeteras comme impur et incirconcis ; mais le fruit de la quatrième année, tu l'offriras au Seigneur ; et ainsi la cinquième année tu mangeras de son fruit, Lév. 19, 23.
14. Les dîmes de tous les fruits et produits seront offertes à Dieu, Lév. 27, 30.
15. Les dîmes des animaux, à savoir des brebis, des bœufs et des chèvres, seront offertes à Dieu, Ibid. v. 32.
16. Chaque année tu mettras de côté une double dîme : la première à donner aux lévites, la seconde pour le voyage et les sacrifices à offrir à Dieu, lorsque tu monteras trois fois l'an au temple ; mais la troisième année, tu mettras de côté une troisième dîme pour les pauvres, Deut. 14, 22 et 28.
XII. Loi cérémonielle sur le paiement du recensement et les offrandes.
1. Lorsque tu feras le recensement des enfants d'Israël, chacun donnera une rançon pour son âme, à savoir un demi-sicle, et tu le remettras pour les usages du tabernacle, Exode 30, 12, 13, 16.
2. Que les enfants d'Israël offrent pour la construction du tabernacle de l'or, de l'argent, de l'airain, de la pourpre violette, de la pourpre, de l'écarlate, du lin fin, du poil de chèvre, des peaux de béliers, du bois de sétim, de l'huile, des aromates, des pierres d'onyx et des pierres précieuses, Exode 25, 3.
3. Tu n'offriras pas le salaire d'une prostituée, ni le prix d'un chien dans la maison du Seigneur ton Dieu, Deut. 23, 18.
4. Les lévites offriront au Seigneur les dîmes meilleures et plus riches, Nombres 18, 32.
XIII. Loi cérémonielle sur les naziréens et les vœux.
1. Celui qui fait un vœu de naziréat ne boira ni vin, ni boisson enivrante, ni quoi que ce soit de pressé du raisin, et ne mangera ni raisins frais ni secs. Deuxièmement, il ne coupera pas ses cheveux. Troisièmement, il ne s'approchera pas d'un cadavre, même de son père et de sa mère. Quatrièmement, si quelqu'un meurt en sa présence, il sera souillé : c'est pourquoi il se rasera la tête le premier et le septième jour ; et le huitième jour il offrira deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, l'un pour le péché, l'autre en holocauste. Cinquièmement, lorsque les jours de son vœu seront accomplis, il offrira un agneau d'un an en holocauste, et une brebis d'un an pour le péché, et un bélier en sacrifice pacifique, avec son oblation de farine et sa libation ; et alors il se rasera la tête et brûlera les cheveux au Seigneur, Nombres 6.
2. L'homme qui s'est voué à Dieu se rachètera à un prix, qui sera évalué selon l'âge et le sexe devant Dieu, Lév. 27, 2.
3. Un animal propre au sacrifice, offert à Dieu par vœu, sera effectivement donné, non échangé contre un autre, ni racheté, Ibid. v. 9.
4. Un animal qui ne peut être sacrifié, s'il est voué à Dieu, sera vendu à un prix que le prêtre fixera ; et si celui qui a fait le vœu souhaite le donner, il ajoutera en outre un cinquième du prix, Ibid. v. 11.
5. Une maison vouée à Dieu sera vendue à un prix évalué par le prêtre ; et si celui qui a fait le vœu souhaite la racheter, il ajoutera un cinquième au prix évalué, Ibid. v. 14.
6. Un héritier qui voue un champ héréditaire, qui est ensemencé de trente mesures d'orge, peut le racheter pour 50 sicles, à payer proportionnellement aux années restant jusqu'au jubilé ; et s'il ne le rachète pas, et que le champ est vendu à un autre, il ne pourra jamais le recouvrer, pas même au jubilé, mais le champ passera absolument et définitivement en la possession de Dieu et des prêtres, Ibid. v. 16.
7. Si celui qui voue le champ n'est pas l'héritier, mais l'acheteur du champ, il le rachètera au prix que le prêtre fixera, selon le nombre d'années restant jusqu'au jubilé : car au jubilé le champ doit retourner à l'héritier d'origine, Ibid. v. 22.
8. Tout ce qui est consacré à Dieu par un vœu de chérem, c'est-à-dire d'anathème, ne sera pas racheté, mais mourra, soit naturellement, s'il s'agit d'un animal, soit civilement, s'il s'agit d'une personne, d'une maison ou d'un champ, Ibid. v. 28.
9. Un père peut annuler le vœu de sa fille, et un mari le vœu de sa femme, s'il s'y oppose immédiatement, c'est-à-dire le premier jour où il en a connaissance ; mais s'il se tait ce jour-là, il ne pourra s'y opposer le deuxième jour ni annuler le vœu, Nombres 30.
XIV. Loi cérémonielle sur la purification de la femme après l'accouchement.
1. Une femme, si ayant conçu elle enfante un garçon, sera impure pendant sept jours, Lév. 12.
2. Le huitième jour l'enfant sera circoncis, Ibid.
3. Elle demeurera trente-trois jours dans le sang de sa purification, Ibid.
4. Mais si elle enfante une fille, elle sera impure pendant 14 jours, et 66 jours elle demeurera dans le sang de sa purification, Ibid.
5. Et lorsque les jours de purification seront accomplis, elle offrira un agneau d'un an en holocauste, et un jeune pigeon ou une tourterelle pour le péché ; si elle est pauvre, elle n'offrira que deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, Ibid.
XV. Loi cérémonielle sur la lèpre et les lépreux.
1. En Lév. 13, sept espèces de lèpre sont établies. La première est la lèpre blanche et luisante, v. 3. La deuxième est la lèpre récurrente, v. 7. La troisième est la lèpre enracinée, v. 10. La quatrième est la lèpre très nette, v. 13. La cinquième est la lèpre de la tête et de la barbe, v. 29. La sixième est la lèpre dans la calvitie, v. 42. La septième est la lèpre du vêtement, v. 47, et de la maison, ch. 14, v. 45.
2. En Lév. 13, 44, cinq choses sont ordonnées au lépreux : premièrement, qu'il ait les vêtements déchirés ; deuxièmement, la tête nue ; troisièmement, la bouche couverte ; quatrièmement, qu'il crie qu'il est impur ; cinquièmement, qu'il demeure seul hors du camp.
3. En Lév. 14, le rite est établi par lequel celui qui a été guéri de la lèpre doit être légalement purifié, à savoir : premièrement, le prêtre aspergera celui qui est à purifier du sang d'un passereau, au moyen d'un autre passereau attaché à un bâton de cèdre avec de l'écarlate et de l'hysope ; puis il laissera s'envoler le passereau vivant, v. 5. Deuxièmement, celui qui est à purifier lavera ses vêtements, rasera le poil de son corps et se lavera lui-même, v. 8. Troisièmement, le huitième jour, il offrira un agneau pour le délit, et un agneau pour le péché, et une brebis d'un an en holocauste, avec trois dixièmes de fleur de farine et une mesure d'huile, v. 10. Si celui qui est purifié est pauvre, au lieu de ce qui précède, il offrira un agneau pour le délit, et deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, l'un pour le péché, l'autre en holocauste, avec trois dixièmes de fleur de farine et une mesure d'huile, v. 21. Quatrièmement, le prêtre trempera dans le sang de l'agneau l'oreille droite de celui qui est purifié, et les pouces de la main et du pied droits. Cinquièmement, de l'huile il aspergera sept fois devant le tabernacle, et versera le reste de l'huile sur le bout de l'oreille droite, et sur les pouces de la main et du pied droits, et sur la tête de celui qui est purifié, v. 25 et suiv. De manière semblable, un vêtement ou une maison sera purifié lorsqu'il aura été guéri de la lèpre, v. 49.
XVI. Loi cérémonielle sur ceux qui ont un écoulement séminal, ceux qui couchent ensemble, les femmes dans leur période menstruelle et les hémorroïsses.
1. L'homme qui souffre d'un flux de semence sera impur, Lév. 15, 2.
2. Tout lit sur lequel il dormira sera impur, et partout où il s'assiéra, Ibid.
3. Si quelqu'un touche son lit, il lavera ses vêtements, etc. Ibid. v. 4.
4. S'il est guéri, il comptera sept jours, et ayant lavé ses vêtements et tout son corps, il sera pur, Ibid. v. 13.
5. Le huitième jour, il offrira deux tourterelles ou deux jeunes pigeons : l'un pour le péché, l'autre en holocauste, Ibid. v. 14.
6. L'homme de qui sort la semence du commerce conjugal (couchant avec une femme) lavera tout son corps avec de l'eau, et sera impur jusqu'au soir, Ibid. v. 16. La femme fera de même, Ibid. v. 18.
7. La femme qui souffre de ses règles mensuelles sera séparée pendant sept jours, Ibid. v. 19.
8. La femme hémorroïsse sera impure ; tout lit sur lequel elle dormira, et tout ustensile sur lequel elle s'assiéra, seront souillés, Ibid. v. 25.
9. Si le sang s'arrête, elle comptera sept jours, et le huitième jour elle offrira deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, l'un pour le péché, l'autre en holocauste, Ibid. v. 28 et 29.
XVII. Loi cérémonielle sur l'eunuque et le mamzer, ou enfant illégitime.
1. L'eunuque, aux testicules écrasés ou amputés, n'entrera pas dans l'assemblée du Seigneur, Deut. 23, 1.
2. Le mamzer, c'est-à-dire celui qui est né d'une prostituée, n'entrera pas dans l'assemblée du Seigneur, jusqu'à la dixième génération, Ibid. v. 2.
XVIII. Loi cérémonielle sur l'eau de purification à partir des cendres de la vache rousse.
1. Prends une vache rousse sans défaut, qui n'a pas porté le joug ; le prêtre l'immolera hors du camp, et la brûlera entièrement avec du bois de cèdre, de l'écarlate deux fois teinte et de l'hysope. Un homme recueillera les cendres de la vache, qui seront répandues dans l'eau vive, et avec celle-ci quiconque est impur, surtout par le contact d'un mort ou d'un cadavre, sera aspergé le troisième et le septième jour, et ainsi il sera purifié, Nombres 19.
2. Voici la loi pour l'homme qui meurt dans une tente : tous ceux qui entrent dans sa tente, et tous les ustensiles qui s'y trouvent, seront souillés pendant sept jours ; de même, quiconque touche un cadavre, ou des ossements, ou le sépulcre d'un mort, sera impur, et ils seront purifiés par l'aspersion de l'eau de cendres susmentionnée, le troisième et le septième jour, Ibid. v. 14.
3. Si quelqu'un n'est pas purifié par ce rite, son âme périra du milieu de l'assemblée, Ibid. v. 20.
XIX. Loi cérémonielle sur la propreté du camp.
1. L'homme souillé par une émission nocturne sortira hors du camp, et n'y retournera qu'après s'être lavé avec de l'eau au soir, Deut. 23, 10.
2. Vous aurez un lieu hors du camp, vers lequel vous irez pour les nécessités de la nature, portant un piquet à votre ceinture ; et lorsque vous vous assiérez, vous creuserez alentour, et vous couvrirez de terre ce que vous aurez déposé, et votre camp sera saint, et rien d'immonde n'y apparaîtra : car le Seigneur est au milieu de votre camp, Ibid. v. 12.
XX. Loi cérémonielle sur la simplicité et l'interdiction du mélange.
1. Tu ne sèmeras pas ta vigne d'une autre sorte de semence, Deut. 22, 9.
2. Tu ne laboureras pas avec un bœuf et un âne ensemble, Ibid. v. 10.
3. Tu ne porteras pas un vêtement tissé de laine et de lin mêlés, Ibid. v. 11.
4. Tu ne feras pas accoupler ton bétail avec des animaux d'une autre espèce, Lév. 19, 19.
XXI. Loi cérémonielle sur l'apparence et le vêtement.
1. Tu ne te couperas pas les cheveux en rond, et tu ne raseras pas ta barbe, Lév. 19, 27.
2. Tu ne te feras pas d'incisions dans la chair pour les morts, et tu ne te feras pas de figures ni de tatouages sur le corps, Ibid. v. 28.
3. Tu ne te feras pas de calvitie pour les morts : car tu es un peuple saint pour le Seigneur, Deut. 14, 1.
4. Vos vêtements auront des franges avec des rubans violets, qui vous rappelleront toujours la loi de Dieu, Nombres 15, 37.
XXII. Loi cérémonielle sur les aliments purs et impurs.
1. Les animaux terrestres qui ont le sabot fendu et qui ruminent sont purs, tels que le bœuf, la brebis, le chevreau, le cerf, la gazelle, le buffle, le bouquetin, le pygargue et la girafe, Dt 14, 4.
2. Mais ceux qui n'ont pas le sabot fendu, tels que le chameau, le lièvre, le lapin et le hérisson ; ou ceux qui ne ruminent pas, tels que le porc, sont impurs, Lv 11, 3 et 4.
3. Les poissons qui ont des nageoires et des écailles sont purs ; ceux qui n'ont ni nageoires ni écailles sont impurs, Ibid. v. 9.
4. Les oiseaux impurs sont l'aigle, le griffon, l'orfraie, le milan, le vautour, l'épervier, l'autruche, le hibou, la mouette, le faucon, le héron, le cygne, l'ibis, le cormoran, la poule sultane, le chat-huant, le pélican et le pluvier, Dt 14, 11.
5. Tout ce qui rampe et a des ailes est impur, Ibid. v. 19.
6. Tous les reptiles sont impurs, et ils souillent quiconque les touche, Lv 11, 29.
7. Les sauterelles, parce qu'elles sautent, sont pures, Ibid. v. 21.
8. La belette, la souris, le crocodile, la musaraigne, le caméléon, le gecko, le lézard et la taupe sont impurs, Ibid. v. 29.
9. Tout aliment sur lequel de l'eau a été versée sera impur, Ibid. v. 34.
10. Si un animal meurt, quiconque touche sa carcasse sera impur jusqu'au soir ; et quiconque en mange lavera ses vêtements et sera impur jusqu'au soir, Ibid. v. 39.
11. Vous ne mangerez pas un animal mort de lui-même, mais vous le vendrez à un étranger, Dt 14, 21.
12. Vous ne mangerez pas la chair qui a été goûtée par les bêtes sauvages, mais vous la jetterez aux chiens, Ex 22, 31.
13. Vous ne mangerez pas la graisse, mais vous la brûlerez pour Dieu, si vous êtes près du temple, Lv 17.
14. Vous ne mangerez pas le sang, mais vous le répandrez pour Dieu, Ibid.
XXIII. Loi cérémonielle sur les fêtes.
1. Ce mois (Nisan, c'est-à-dire mars) sera le premier des mois de l'année. Le dixième jour, chacun prendra pour lui un agneau ou un chevreau, qui sera sans défaut, mâle, âgé d'un an, qu'il immolera le quatorzième jour au soir, le rôtira et le mangera avec des laitues sauvages et des pains azymes : pendant sept jours vous mangerez des azymes, Ex 12, 1 et suiv.
2. Vous n'en briserez aucun os : aucun incirconcis n'en mangera, mais quiconque est circoncis, fût-il étranger ou esclave, Ibid.
3. Il sera mangé dans la même maison ; vous n'emporterez rien de la chair au-dehors ; ils n'en laisseront rien jusqu'au matin, mais ce qui restera, ils le brûleront au feu, Ibid.
4. Quiconque est impur, ou en voyage lointain, célébrera la Pâque au deuxième mois, le quatorzième jour au soir, Nb 9, 10.
5. Au lieu que le Seigneur aura choisi pour que son nom y habite, vous immolerez la Pâque, Dt 16, 6.
6. Le premier jour et le septième jour des azymes, vous vous abstiendrez de tout travail, Ex 12, 16.
7. Le deuxième jour des azymes, vous offrirez les prémices des épis d'orge, et avec eux vous offrirez un agneau en holocauste : et vous ne goûterez ni pain nouveau ni grain grillé auparavant, Lv 23, 10.
8. Durant la Pâque, chaque jour pendant sept jours, vous immolerez en holocauste deux taureaux, un bélier, sept agneaux, et pour le péché un bouc, avec leurs libations, Nb 28, 16.
Pentecôte.
1. Vous compterez cinquante jours à partir du deuxième jour des azymes, et le cinquantième sera la Pentecôte, en laquelle vous offrirez deux pains des prémices, et avec les pains sept agneaux, un taureau et un bélier en holocauste, un autre bouc pour le péché, et deux agneaux en offrande pacifique, Lv 23, 15.
2. De plus, en raison de la fête, vous offrirez deux taureaux, un bélier, sept agneaux en holocauste, et un bouc pour le péché, Nb 28, 28.
Trompettes.
Le premier jour du septième mois, ce sera la fête du son des trompettes : vous n'y ferez aucun travail, Lv 23, 24, et alors vous immolerez un taureau, un bélier, sept agneaux, Nb 29, 1.
Expiation.
Le dixième jour du septième mois, ce sera la fête de l'expiation ; en ce jour vous affligerez vos âmes, Lv 23, 27 ; en ce jour vous offrirez un taureau, un bélier, sept agneaux, Nb 29, 7 ; de plus le grand prêtre tirera au sort sur deux boucs, lequel sera immolé et lequel sera le bouc émissaire, et il fera l'expiation pour le Saint Lieu et le Saint des Saints selon le rite que j'ai décrit en Lv 16.
Tabernacles.
Le quinzième jour du septième mois, vous célébrerez la fête des Tabernacles pendant sept jours, et alors, premièrement, vous habiterez sous des tentes ; deuxièmement, vous prendrez des fruits de cédratier, des branches de palmier, des rameaux de myrte et de saule, et vous danserez joyeusement devant le Seigneur, Lv 23, 34 ; troisièmement, vous offrirez chaque jour les sacrifices prescrits, Nb 29, 12.
Assemblée.
Le huitième jour sera la fête de l'assemblée et du rassemblement, Lv 23, 36.
Néoménies.
Le premier jour de chaque mois, vous offrirez en holocauste deux taureaux, un bélier, sept agneaux, avec leurs libations, Nb 28, 11.
Sabbat.
Le septième jour de la semaine, ce sera la solennité du sabbat ; en ce jour vous ne ferez aucun travail, et vous n'allumerez pas de feu, Ex 35, 3. Et alors, outre le sacrifice perpétuel, vous offrirez deux agneaux en holocauste, avec leurs libations, Nb 28, 9.
La septième année.
En la septième année, qui est l'année de liberté et de rémission : premièrement, vous ne sèmerez pas, vous ne moissonnerez pas, vous ne taillerez pas, vous ne vendangerez pas ; deuxièmement, vous remettrez à votre frère, c'est-à-dire au Juif, tout ce qu'il vous doit ; troisièmement, vous affranchirez les esclaves hébreux ; quatrièmement, vous lirez le Deutéronome. Tout cela est exposé en Dt 15, 2 et suiv., et ch. 31, 10, et Ex 25, 11, et ch. 21, 2.
Jubilé.
1. En l'année sept fois sept, c'est-à-dire la quarante-neuvième, au septième mois, vous proclamerez que l'année cinquantième suivante sera le jubilé, Lv 25, 8 et suiv.
2. Durant le jubilé : premièrement, vous ne sèmerez ni ne moissonnerez ; deuxièmement, vous remettrez toutes les dettes au Juif ; troisièmement, vous affranchirez les esclaves ; quatrièmement, tous retourneront à leurs héritages ancestraux librement et sans paiement, Ibid.
XXIV. Loi cérémonielle concernant les homicides.
1. Si le cadavre d'un homme tué est trouvé dans un champ, les anciens de la ville la plus proche amèneront une génisse dans une vallée escarpée, et là ils l'égorgeront, et ils se laveront les mains au-dessus d'elle, et diront : Nos mains n'ont pas répandu ce sang, et nos yeux ne l'ont pas vu ; soyez propice à votre peuple Israël, Dt 21, 1.
2. L'homicide involontaire demeurera dans la ville de refuge jusqu'à la mort du grand prêtre, Nb 35, 29.
Que cela suffise pour les préceptes cérémoniels de Moïse : suivent les lois judiciaires, réparties en leurs classes propres.
Lois judiciaires : 1. Du roi. 2. De la guerre. 3. Du mariage et du divorce. 4. Des homicides. 5. De la mise à mort des animaux. 6. Des témoins. 7. Du serviteur et de la servante. 8. Des bêtes. 9. Des ouvriers, des étrangers et des pauvres. 10. Des gages. 11. De l'usure. 12. Des vols et des dommages. 13. Du dépôt. 14. Du prêt.
I. Lois judiciaires du roi.
1. Choisis un roi parmi ta propre nation, et qu'il ne multiplie pas, premièrement, les chevaux ; deuxièmement, les épouses ; troisièmement, les richesses ; quatrièmement, qu'il copie et lise assidûment le Deutéronome ; cinquièmement, qu'il ne s'élève pas orgueilleusement au-dessus du peuple, Dt 17, 14 et suiv.
II. Loi judiciaire de la guerre.
1. Si tu pars en guerre, un prêtre se tiendra devant la ligne de bataille et dira : Écoute, Israël, ne crains pas, ne cède pas, car le Seigneur est au milieu de vous, Dt 20, 1.
2. Les officiers proclameront aussi que ceux qui ont bâti des maisons neuves ou des vignes, de même que les jeunes mariés et les craintifs, retourneront chez eux, Ibid. v. 5.
3. Lorsque tu marcheras contre tes ennemis au combat, tu te garderas de tout mal, Dt 23, 9.
4. Si une ville se rend, elle deviendra tributaire ; mais si elle est prise de force, tous les mâles seront tués, sauf les enfants : toutefois, en Canaan, absolument tous, même les femmes et les enfants, seront tués, Dt 20, 13.
5. Ne coupe pas les arbres fruitiers près d'une ville, mais seulement les arbres non fruitiers, afin d'en construire des machines de siège, Ibid. v. 19.
6. Fais deux trompettes d'argent battu, avec lesquelles tu convoqueras le peuple lorsque le camp devra se déplacer, Nb 10.
7. Si vous partez en guerre, vous sonnerez les trompettes avec un grand éclat, et Dieu se souviendra de vous et vous donnera la victoire, Ibid. v. 9.
8. Tu effaceras la mémoire d'Amalec de dessous le ciel, Dt 25, 19.
9. Tu détruiras tous les Cananéens, Ex 23, 33.
III. Loi judiciaire du mariage et du divorce.
1. Nul ne contractera mariage dans les degrés prohibés de consanguinité et d'affinité, Lv 18. Je les ai énumérés là, et sous le sixième précepte du Décalogue.
2. Tu ne t'approcheras pas d'une femme pendant son indisposition mensuelle, Lv 18, 19.
3. Si un frère meurt sans enfants, son frère prendra sa femme et suscitera une postérité à son frère, et il donnera au premier-né le nom de celui-ci, Dt 25, 5.
4. Mais s'il refuse, la femme du frère ôtera la sandale de son pied devant les anciens, et lui crachera au visage, et sa maison sera appelée la maison du déchaussé, Ibid.
5. Si une épouse n'a pas trouvé grâce aux yeux de son mari, à cause de quelque impureté, il écrira un acte de répudiation, le lui remettra en main, et la renverra, Dt 24, 1.
6. Si une femme renvoyée épouse un second mari, et que celui-ci la renvoie ensuite, elle ne pourra retourner à son premier mari, Ibid. v. 3.
7. Si quelqu'un, ayant capturé à la guerre une femme étrangère, l'aime pour sa beauté, il l'amènera dans sa maison, et elle se rasera la tête, se coupera les ongles et changera de vêtement, et elle pleurera son père et sa mère pendant un mois, après quoi il la prendra pour épouse : si par la suite elle lui déplaît, il ne la vendra pas, mais la renverra libre, Dt 21, 11.
8. Si un mari a deux épouses, l'une aimée et l'autre haïe, et que le fils de la femme haïe soit le premier-né, il lui donnera les droits de l'aînesse et ne lui préférera pas le fils de la femme aimée, Ibid. v. 15.
9. Les filles qui, en l'absence de descendants mâles, sont héritières de leur père, se marieront dans leur propre tribu, non dans une autre, Nb 36, 7.
IV. Loi judiciaire concernant les homicides.
1. Quiconque frappe et tue un homme sera mis à mort, Lv 24, 17.
2. Tu n'accepteras pas de rançon de celui qui est coupable de sang, mais tu le tueras sans pitié, Nb 35, 31.
3. Quiconque inflige une blessure, comme il a fait, ainsi lui sera-t-il fait : œil pour œil, dent pour dent, il restituera, Lv 24, 19.
4. Quiconque tue un homme par accident ou par ignorance fuira vers les villes de refuge, et y demeurera jusqu'à la mort du grand prêtre, Nb 35, 25.
5. S'il est trouvé en dehors des villes de refuge, le parent du défunt le tuera, Ibid. v. 19.
6. Quiconque frappe un homme avec une pierre, si l'homme se relève et marche, celui qui l'a frappé restituera le salaire perdu et les frais de médecins, Ex 21, 19.
7. Quiconque frappe un serviteur ou une servante avec un bâton, et qu'ils meurent entre ses mains, sera coupable d'un crime, Ibid.
8. Mais si l'esclave survit un ou deux jours, il ne sera pas soumis à la peine, parce que l'esclave a été acheté à prix d'argent, Ibid.
9. Si des hommes se querellent, et que l'un frappe une femme enceinte, et qu'elle fasse une fausse couche mais survive elle-même, celui qui l'a frappée paiera ce que les juges détermineront, Ibid.
10. Mais si la mort s'ensuit, il donnera vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, Ibid.
11. Si quelqu'un frappe l'œil d'un serviteur ou d'une servante et les rend borgnes, il les affranchira pour l'œil qu'il a détruit : de même s'il leur arrache une dent, Ibid.
12. Quiconque tue un voleur de jour sera mis à mort, Ex 22, 3.
13. Tu feras un mur autour de ton toit, de peur que quelqu'un n'en tombe et que tu ne sois coupable de sang, Dt 22, 8.
14. Le corps d'un pendu ne restera pas sur l'arbre, mais sera enseveli le même jour, car maudit est quiconque pend au bois, Dt 21, 22.
15. Si les juges estiment quelqu'un digne de coups, selon la mesure du délit, le nombre de coups sera proportionné, mais n'excédera pas quarante, Dt 25, 3.
16. Si deux hommes se querellent, et que la femme de l'un saisisse les parties honteuses de l'autre, tu lui couperas la main, Dt 25, 11.
V. Loi judiciaire concernant la mise à mort des animaux.
1. Quiconque tue un animal le remplacera par un autre, Lv 24, 21.
2. Si un bœuf frappe de sa corne un homme ou une femme, et qu'ils meurent, il sera lapidé, Ibid.
3. Si un bœuf était connu pour donner des coups de corne, et que son propriétaire, averti, ne l'a pas enfermé, et qu'il tue une personne, le bœuf sera lapidé et son propriétaire sera mis à mort, Ibid.
4. S'il attaque un serviteur ou une servante, le propriétaire donnera trente sicles d'argent au maître de l'esclave, et le bœuf sera lapidé, Ibid.
5. Si quelqu'un ouvre une citerne, et qu'un bœuf ou un âne y tombe, le propriétaire de la citerne paiera le prix des animaux, mais la bête morte lui appartiendra, Ibid.
6. Si le bœuf d'un homme blesse le bœuf d'un autre, et que celui-ci meurt, ils vendront le bœuf vivant et en partageront le prix ; et ils partageront aussi entre eux la carcasse du bœuf mort, Ibid.
7. Mais s'il savait que le bœuf avait coutume de donner des coups de corne, et que son propriétaire ne l'a pas gardé, il restituera bœuf pour bœuf, et recevra la carcasse entière, Ibid.
VI. Loi judiciaire des témoins.
1. Un seul témoin ne sera pas admis contre quiconque ; mais par le témoignage de deux ou trois témoins toute affaire sera établie, Dt 19, 15.
2. Un faux témoin subira la peine du talion, et donnera vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, etc., Ibid.
3. Les mains des témoins lapideront d'abord celui qui adore des dieux étrangers, puis les mains du reste du peuple, Dt 17, 7.
4. Un témoin, s'il ne déclare pas ce qu'il a vu ou sait, portera son iniquité, Lv 5, 1.
VII. Loi judiciaire du serviteur et de la servante.
1. Tu ne livreras pas un esclave à son maître lorsqu'il s'est réfugié auprès de toi, Dt 23, 15.
2. Si tu achètes un esclave hébreu, il te servira pendant six ans, et la septième année il sortira libre sans paiement, Ex 21, 1. Tu ne le renverras pas les mains vides, mais tu lui donneras des provisions, Dt 15, 13.
3. Avec le vêtement qu'il avait en entrant, qu'il sorte de même ; s'il a une femme, la femme sortira aussi avec lui, Ex 21, 3.
4. Mais si le maître lui a donné une femme, et qu'elle ait enfanté des enfants, la femme et les enfants appartiendront au maître ; mais l'esclave lui-même sortira avec son propre vêtement, Ibid.
5. Si l'esclave ne veut pas quitter sa femme et ses enfants, les juges lui perceront l'oreille au montant de la porte avec un poinçon, et l'esclave servira son maître pour toujours, c'est-à-dire jusqu'au jubilé, Ibid. v. 6.
6. Une femme hébraïque ne peut être achetée comme esclave, à moins que le maître ne promette de la prendre pour épouse, pour lui-même ou pour son fils ; et si par la suite elle lui déplaît, il ne la vendra pas, mais la renverra libre, Ibid. v. 7.
7. S'il l'a donnée à son fils pour épouse, et qu'en outre il ait pris une autre épouse pour celui-ci, il veillera à ce que la première, c'est-à-dire l'épouse esclave, conserve ses droits conjugaux, avec un vêtement convenable et le prix de sa pudeur, c'est-à-dire l'entretien dû à une épouse : s'il ne fournit pas ces trois choses, l'épouse esclave sortira libre sans paiement et deviendra libre, Ibid.
8. Si ton frère, contraint par la pauvreté, se vend à toi, tu ne l'opprimeras pas, mais il travaillera pour toi comme un ouvrier à gages, jusqu'au jubilé, et alors il sortira libre avec ses enfants, Lv 25, 39.
9. Vos serviteurs et servantes seront pris parmi les nations qui vous entourent, et parmi les étrangers, Ibid. v. 44.
10. Si un Hébreu se vend à un étranger, l'un de ses proches le rachètera pour un prix, estimé en proportion des années restant jusqu'au jubilé ; et si le racheté peut rembourser, il sortira libre ; mais sinon, il servira comme ouvrier à gages chez le parent qui l'a racheté, jusqu'au jubilé, Ibid. v. 47.
VIII. Loi judiciaire concernant la bonté envers les animaux.
1. Dans un nid, tu ne prendras pas la mère avec les petits, Dt 22, 6.
2. Si tu vois l'âne de ton ami ou de ton ennemi gisant sous son fardeau, tu l'aideras à se relever, Dt 22, 4, Ex 23, 5.
3. Tu ne laboureras pas avec un bœuf et un âne ensemble, Dt 22, 10.
4. Tu ne cuiras pas un chevreau dans le lait de sa mère, Ex 23, 19.
5. Tu ne muselleras pas le bœuf qui foule le grain, Dt 25, 4.
6. Si tu vois le bœuf, l'âne, ou le bétail, etc., de ton frère errant, tu le recueilleras et le ramèneras à ton frère, même s'il est ton ennemi, Dt 22, 1.
7. Le premier-né d'un bœuf restera sept jours avec sa mère ; le huitième jour tu l'offriras au Seigneur, Ex 22, 30.
IX. Loi judiciaire concernant les ouvriers, les étrangers, les orphelins et les veuves.
1. Tu ne retiendras pas le salaire de l'ouvrier jusqu'au matin, Lv 19, 13.
2. Lorsque tu entreras dans la vigne de ton prochain, mange des raisins autant qu'il te plaira, mais n'en emporte pas au-dehors. Fais de même dans le champ de moisson et avec les épis, Dt 23, 24.
3. Lorsque tu moissonneras les récoltes, tu ne les couperas pas jusqu'au sol, et tu ne ramasseras pas les épis restants ; et dans ta vigne tu ne recueilleras pas les grappes tombées ni les grains épars, mais tu les laisseras aux pauvres et aux étrangers, Lv 19, 9.
4. Tu feras de même pour les olives restant sur l'arbre après le gaulage, Dt 24, 20, et pour la gerbe que tu as oubliée dans le champ, Ibid. v. 19.
5. Veille à ce qu'il n'y ait parmi toi ni indigent ni mendiant, Dt 15, 4.
6. Tu ouvriras ta main au pauvre, et tu lui prêteras, même si la septième année de rémission approche, Ibid. v. 7.
X. Loi judiciaire concernant les gages.
1. Si tu prends en gage le vêtement de ton prochain, tu le lui rendras avant la nuit, car c'est ce dans quoi il dort, Ex 22, 26.
2. Tu ne prendras pas en gage la meule inférieure ni la meule supérieure, car c'est d'elles que lui et d'autres vivent, Dt 24, 6.
3. Lorsque tu réclameras à ton prochain quelque chose qui t'est dû, tu n'entreras pas dans sa maison pour prendre un gage ; mais tu te tiendras dehors, et il t'apportera ce qu'il a, Ibid. v. 10.
XI. Loi judiciaire concernant l'usure.
1. Tu ne prêteras pas à intérêt à ton frère, ni argent, ni grain, ni quelque autre chose que ce soit ; mais à l'étranger : à ton frère, cependant, tu prêteras sans intérêt ce dont il a besoin, Dt 23, 19.
2. Si tu prêtes de l'argent à quelqu'un de Mon peuple qui est pauvre, tu ne le presseras pas comme un exacteur, et tu ne l'accableras pas d'usure, Ex 22, 25.
XII. Loi judiciaire concernant les vols et les dommages causés.
1. Si quelqu'un vole un bœuf ou une brebis, et le tue ou le vend, il restituera cinq bœufs pour un, et quatre brebis pour une, Ex 22, 1.
2. Si le bœuf ou l'âne vivant est trouvé chez lui, il restituera le double, Ibid. v. 4.
3. S'il n'a pas de quoi payer, il sera lui-même vendu, Ibid.
4. Quiconque tue un voleur de nuit sera tenu pour innocent ; mais quiconque tue un voleur de jour sera mis à mort, Ibid. v. 2.
5. Quiconque commet une offense et cause un dommage à son prochain confessera son péché, et restituera le principal même, plus un cinquième en sus, à celui contre lequel il a péché, Nb 5, 5.
6. Si quelqu'un endommage un champ ou une vigne, et laisse sa bête paître sur le bien d'autrui, il restituera ce qu'il a de meilleur dans son propre champ ou sa propre vigne, selon l'estimation du dommage, Ex 22, 5.
7. Si un feu éclate et prend dans les épines, et saisit les moissons sur pied dans les champs, celui qui a allumé le feu paiera les dommages, Ibid. v. 6.
8. Le ravisseur, qui vole un homme pour le vendre, sera mis à mort, Dt 24, 7.
XIII. Loi judiciaire concernant le dépôt.
1. Si un dépositaire détourne frauduleusement la chose déposée, il restituera le double, Ex 22, 9.
2. Si, par sa négligence, la chose déposée est volée, il restituera la valeur simple, Ibid. v. 12.
3. Si la chose est enlevée sans sa négligence ni sa faute, il ne restituera rien, Ibid. v. 10 et 11.
4. Si le dépôt, à savoir un animal, est tué par une bête sauvage, le dépositaire apportera au déposant ce qui a été tué, et ne restituera rien de plus, Ibid. v. 13.
XIV. Loi judiciaire concernant le prêt à usage.
1. Quiconque emprunte quelque chose à son propriétaire, si la chose est endommagée ou meurt en l'absence du propriétaire, il sera contraint de la restituer, Ex 22, 14.
2. Mais si le propriétaire était présent, il ne restituera pas, surtout si l'emprunteur ou le locataire n'avait pas reçu le prêt gratuitement, mais en avait loué l'usage moyennant un prix, Ibid.
Voilà ce qui a été dit des préceptes et lois simples de Moïse : suivent les lois mixtes, ou composées, et d'abord celles qui sont morales et cérémonielles à la fois.
1. Souviens-toi de sanctifier le jour du sabbat, Ex 20, 8.
2. Prends garde, dans le mariage et l'union charnelle, aux degrés de consanguinité et d'affinité interdits tant par le droit naturel que par la loi divine cérémonielle du Lévitique 18, que j'ai énumérés sous le sixième précepte du Décalogue.
3. Tout ce qui est consacré au Seigneur par un vœu de cherem, c'est-à-dire d'anathème, ne pourra être racheté, mais sera mis à mort, Lv 27, 28 et 29.
4. Offre au Seigneur les dîmes et les prémices des animaux et des récoltes, Lv 27, 30 et 32.
5. Vous célébrerez les fêtes du Seigneur, Lv 23, 4.
6. Les préceptes de Dieu seront dans ton cœur : tu les lieras comme un signe sur ta main, et ils seront et se mouvront entre tes yeux, et tu les écriras sur le seuil et sur les portes de ta maison, Dt 6, 5.
7. Ce que je te commande, fais-le seul pour le Seigneur, et n'y ajoute rien, ni n'en retranche rien, Dt 12, 32.
8. Tu monteras au temple trois fois par an, Dt 16, 16.
9. Consacre des prêtres et des grands prêtres, Ex 29.
10. Offre au Seigneur des sacrifices et des victimes de toute sorte, Lv 1 et suiv.
11. Offre de l'or, de l'argent, du bronze, etc., pour la construction du temple, Ex 25, 3.
Les deuxièmes lois mixtes de Moïse sont morales et judiciaires à la fois.
I. Concernant les quatre premiers préceptes du Décalogue.
1. Tu ne laisseras pas vivre les sorciers, Ex 22, 18.
2. Quiconque sacrifie aux dieux sera mis à mort, Ibid. v. 20.
3. L'homme ou la femme en qui se trouve un esprit de divination ou de pythonisme sera mis à mort ; on les lapidera, Lv 20, 27.
4. Quiconque livre sa progéniture à Moloch sera lapidé, Ibid. v. 2.
5. Si un prophète, ton fils, ta fille ou ta femme se lève et dit : « Allons servir des dieux étrangers », tu le mettras aussitôt à mort : que ta main soit la première sur lui, et qu'après toi tout le peuple porte la main sur lui : il sera lapidé, Dt 13, 2, 6, 7, 8.
6. Si une ville fait de même, tu la détruiras avec ses habitants jusqu'au bétail : tout ce qui s'y trouve, tu le livreras au feu et le brûleras pour le Seigneur ton Dieu, et elle sera un monceau éternel ; elle ne sera jamais rebâtie, Ibid. v. 13.
7. Quiconque maudit Dieu et blasphème le nom du Seigneur sera mis à mort ; toute la multitude le lapidera, qu'il soit citoyen ou étranger, Lv 24, 16.
8. Tu détruiras entièrement tous les Cananéens ; tu ne contracteras pas d'alliance avec eux, ni de mariage ; ils n'habiteront pas sur ta terre, car ils détourneraient tes enfants de Moi, et ils adoreraient des dieux étrangers, Ex 23, 33.
9. Quiconque frappe son père ou sa mère sera mis à mort, Ex 21, 15.
10. Quiconque maudit son père ou sa mère sera mis à mort, Ibid. v. 17.
11. Les parents amèneront un fils rebelle et glouton devant les juges : sur leur sentence, tous les hommes de cette ville le lapideront, Dt 21, 19.
II. Concernant le sixième commandement, à savoir l'union incestueuse et la luxure.
1. L'adultère et la femme adultère seront punis de mort, Lv 20, 10.
2. Si quelqu'un couche avec sa belle-mère, ou avec sa bru, ou avec un homme, les deux mourront, Ibid. De même celui qui couche avec sa tante maternelle, sa tante paternelle, la femme de son frère, ou de son oncle, Ibid. v. 18 et suiv. De même celui qui découvre la nudité de sa sœur, Ibid. v. 17.
3. Quiconque épouse une mère en plus de sa fille sera brûlé vif avec elles, Ibid. v. 14.
4. L'homme ou la femme qui aura eu commerce avec une bête sera mis à mort, Ibid. v. 15.
5. Si quelqu'un, dans une ville, couche avec une vierge fiancée à un autre, et qu'elle n'a pas crié, tous deux seront lapidés, Dt 22, 23.
6. Mais s'il a fait cela dans un champ, lui seul mourra : la jeune fille ne souffrira rien, Ibid.
7. Quiconque fait violence à une vierge qui n'est pas fiancée la prendra pour femme, et ne pourra jamais la renvoyer ; et de plus il paiera à son père cinquante sicles, Ibid. v. 29.
8. Si quelqu'un couche avec une servante, c'est-à-dire une esclave, tous deux seront battus, mais ne mourront pas, parce qu'elle n'était pas libre, et ils offriront un bélier pour le péché au Seigneur, Lv 19, 20.
9. Si quelqu'un couche avec une vierge qui n'est pas fiancée, il la dotera et la prendra pour femme, Ex 22, 16.
10. Si le père de la vierge refuse de la donner, il paiera néanmoins la dot, Ibid.
11. Si un mari accuse son épouse en disant : « Je ne l'ai pas trouvée vierge » : si ce qu'il allègue est vrai, on la lapidera ; mais si ce n'est pas le cas, les parents produiront les signes de la virginité de leur fille, et d'après ceux-ci les juges condamneront le mari à être battu et à payer cent sicles d'argent au père de l'épouse, et il sera contraint de garder son épouse toute sa vie, Dt 22, 13.
12. Une femme ne revêtira pas un vêtement d'homme, et un homme n'usera pas d'un vêtement de femme, Dt 22, 5.
Les troisièmes lois mixtes de Moïse sont cérémonielles et judiciaires à la fois.
1. Quiconque ne célèbre pas la Pâque au temps fixé sera retranché de son peuple, Nb 9, 13.
2. Pendant sept jours (de la Pâque), il ne se trouvera pas de levain dans vos maisons : quiconque mangera du pain levé, son âme périra de l'assemblée d'Israël, Ex 12, 19.
3. Si tu perçois qu'un jugement devant toi est difficile et ambigu, entre sang et sang, lèpre et lèpre, cause et cause, et que tu vois les opinions des juges dans tes portes varier, etc., tu iras vers les prêtres et vers le juge, et tu feras tout ce qu'ils te diront, etc. Mais quiconque, par orgueil, refuse d'obéir à l'autorité du prêtre et au décret du juge, mourra, Dt 17, 8.
4. Les Édomites et les Égyptiens n'entreront pas dans l'assemblée du Seigneur avant la troisième génération, ni un mamzer avant la dixième, ni les Ammonites et les Moabites à jamais, parce qu'ils refusèrent de venir à votre rencontre avec du pain et de l'eau, et parce qu'ils engagèrent Balaam contre vous : tu ne feras pas la paix avec eux, et tu ne chercheras pas leur bien, Dt 23, 1 et suiv.
5. Si tu trouves un nid, tu ne prendras pas la mère avec les petits : mais tu prendras les petits et laisseras la mère s'envoler, Dt 22, 6.
6. Tu ne laboureras pas avec un bœuf et un âne ensemble, Dt 22, 10.
7. Si un mari jaloux soupçonne sa femme d'adultère, il la conduira au prêtre, qui lui donnera à boire les eaux de malédiction : quand elle les aura bues, si elle est coupable, son ventre enflera et éclatera, et sa cuisse se corrompra, et ainsi elle sera sous la malédiction. J'ai décrit le rite de cette épreuve avec son sacrifice en Nb 5.
8. La terre ne sera pas vendue à perpétuité, mais en proportion des années restant jusqu'au jubilé, car elle est à Moi, et vous êtes des étrangers et des tenanciers à Mon service, Lv 25, 23. Voir ce qui a été dit à cet endroit.
Les quatrièmes lois mixtes de Moïse sont morales, cérémonielles et judiciaires à la fois.
1. Quiconque couche avec une femme pendant son flux menstruel, tous deux seront mis à mort, Lv 20, 18.
2. Si la fille d'un prêtre est surprise en fornication, et a violé le nom de son père, elle sera brûlée par le feu, Lv 21, 9.
3. Quiconque profane le sabbat, c'est-à-dire travaille en ce jour, sera mis à mort, Ex 31, 14.
4. Les lévites donneront aux prêtres les dîmes de leurs dîmes, et celles-ci seront les meilleures et les plus riches, de peur qu'ils ne profanent l'offrande des enfants d'Israël, et de peur qu'ils ne meurent, Nb 18, 32.
5. Un père peut annuler le vœu de sa fille, et un mari celui de sa femme, le premier jour où il l'apprend, non le second, Nb 30.
6. Le lépreux habitera seul hors du camp, Lv 13, 46.
7. Tu ne feras pas accoupler ta bête avec des animaux d'une autre espèce, Lv 19, 19.
8. Tu ne mangeras pas le crocodile, la souris, la taupe, la belette ou le lézard, Lv 11, 29.
9. Enfin, appartiennent à cette catégorie les peines de mort prononcées contre ceux qui commettent l'inceste, qui forniquent avec une petite-fille, une bru, une tante maternelle, etc., Lv 20, 19. Car ces lois sont en partie naturelles, en partie cérémonielles, en partie judiciaires.
Des mesures et des poids des Hébreux, des Grecs, des Romains et des Espagnols, recueillis de Robert Cénalis, Agricola, Alciat, et surtout de Villalpando et d'Alcazar, qui ont écrit le plus récemment et le plus exactement sur ces matières.
I. Des monnaies et des poids.
Je note d'emblée que je prends ici la livre commune de 12 onces, et non la plus grande, qui est de 16 onces.
Chez les Hébreux, il n'y a qu'un seul talent, et il contient trois mille sicles, mille cinq cents onces, douze mille drachmes, 60 mines hébraïques, 120 mines attiques et 125 livres romaines.
Dix mille talents d'or font 120 millions de pièces d'or ou de drachmes ; car une pièce d'or française vaut une drachme. Donc une livre d'or contient douze onces d'or, c'est-à-dire quatre-vingt-seize drachmes ou écus français. Un talent d'or contenait donc douze mille écus français. Mille écus français font 125 000 onces, c'est-à-dire 10 416 livres et 4 onces.
Il y avait différents talents : l'un d'or, l'autre d'argent, et l'autre de bronze : tous étaient de poids égal, mais de valeur différente.
Le rapport du prix de l'or à celui de l'argent au temps de Platon était de douze pour un, c'est-à-dire qu'une once ou une livre d'or valait 12 onces ou livres d'argent, comme l'atteste Platon dans le Socrate ; il en était de même au temps de David. Car David acheta l'aire d'Ornan le Jébuséen, avec les bœufs et le chariot, pour 50 sicles d'or, qui équivalent à 600 sicles d'argent, comme il ressort de 2 Rois 24, 24, comparé avec 1 Chroniques 21, 25, dans l'hébreu, qui dit : David donna à Ornan pour l'emplacement des sicles d'or d'un poids (c'est-à-dire d'un prix et d'une estimation) de six cents sicles, à savoir d'argent, c'est-à-dire dont le poids était évalué à six cents sicles d'argent, ou qui valaient six cents sicles d'argent. D'où, dans l'hébreu, il y a l'accent zakeph, qui, comme un point-virgule, distingue et sépare « d'or » de « en poids ». Car une mention de l'argent précédait immédiatement. En effet, David dit au verset précédent : « Je donnerai de l'argent autant que cela vaut. » Car communément chez les Juifs, le sicle s'entendait d'argent, parce qu'ils fixaient les prix des choses dans l'achat et la vente en argent.
On objectera : Notre traducteur rend ainsi : David donna donc à Ornan pour l'emplacement six cents sicles d'or du poids le plus juste. Ces sicles étaient donc d'or, non d'argent. Je réponds : Ils étaient d'or quant à la matière (car c'était de la monnaie d'or), mais d'argent quant à l'estimation de la valeur et du prix, qui, comme je l'ai dit, se calculait communément par le sicle d'argent, non par celui d'or. Le sens est donc : David donna, etc., des sicles d'or, c'est-à-dire en or, six cents, à savoir les sicles d'usage commun, c'est-à-dire d'argent, comme s'il disait : Il lui donna des sicles d'or qui, pesés à leur juste poids, valaient six cents sicles ordinaires, à savoir d'argent. Six cents sicles d'or sont donc la même chose que la valeur de six cents sicles d'argent en or, ou en monnaie d'or. Ainsi les Belges entendent communément par « royal » une pièce d'argent, non d'or ; en conséquence, si quelqu'un parmi eux dit : Le roi m'a donné six cents royaux en or, ils comprennent argent quant au prix, mais or quant à la matière et à la monnaie.
L'hébreu exige ce sens, et ainsi ce passage est savamment et pertinemment concilié avec 2 Rois 24, 24, où la même aire est dite avoir été achetée pour cinquante sicles, à savoir pleins et parfaits, c'est-à-dire d'or. Car bien qu'il y soit dit « cinquante sicles d'argent », il est pourtant clair d'après ce qui a été dit qu'ils étaient d'or ; donc « d'argent » signifie la même chose que « d'argent-monnaie », comme s'il disait : Il lui donna de l'argent valant 50 sicles. Car ainsi communément nous appelons l'argent « monnaie », qu'il soit d'argent ou d'or, comme c'était le cas ici.
Ainsi les deux passages sont expliqués, et conciliés entre eux, par André Masius sur Josué 7, 21, Villalpando, tome III sur Ézéchiel, p. 414, et Alcazar, Des poids, prop. 22, p. 60, où ils enseignent qu'en 1 Chroniques 21, 25, un sicle d'or est appelé un poids (car shekel, en hébreu, signifie poids. En effet, la monnaie des anciens n'était pas frappée, comme elle l'est maintenant, mais était pesée, par exemple tant de drachmes ou d'onces d'or ou d'argent) d'or qui vaut un sicle d'argent, de sorte que six cents sicles d'or, c'est-à-dire en or, sont appelés cinquante sicles, c'est-à-dire deux cents drachmes (car un sicle pesait 4 drachmes) d'or, lesquelles valaient six cents sicles d'argent, ou 2 400 drachmes d'argent.
Je sais que saint Jérôme, Abulensis, Vatablus et Cajétan concilient ces passages autrement, et en apparence plus facilement, en disant que la partie de l'aire sur laquelle David sacrifia fut d'abord achetée par lui pour 50 sicles d'argent ; puis l'aire entière et tout le mont Sion furent achetés par lui pour six cents sicles d'or ; mais Villalpando attaque vigoureusement cette thèse. Dans ma première édition, je n'ai touché cela qu'en passant, et ne l'ai pas pleinement expliqué, et c'est pourquoi, en m'efforçant d'être bref, je deviens obscur. Car ces matières relèvent des livres des Rois, et auraient dû y être pleinement expliquées : néanmoins il a paru bon de lever ici cette difficulté pour le lecteur.
David, en 1 Chroniques 22, 14, laissa à Salomon pour le temple cent mille talents d'or, c'est-à-dire douze millions et demi de livres d'or, ou mille deux cents millions d'écus d'or français ; il lui laissa autant en argent : au total, donc, il lui laissa deux mille quatre cents millions d'écus d'or ; une quantité d'or qui existe à peine dans toute l'Europe.
Alcazar, cependant, croit que ces talents d'or étaient en réalité d'argent ; et les talents d'argent étaient en réalité de bronze : et ainsi, des talents d'or il n'y aurait eu qu'un douzième de la somme déjà mentionnée ; et des talents d'argent seulement un cinquantième, c'est-à-dire qu'il n'y aurait eu que cent millions en or et vingt-quatre en argent, soit au total 124 millions d'écus d'or français. Mais les paroles de l'Écriture exigent autre chose et davantage : j'en discuterai ailleurs.
Le talent attique est la moitié du talent hébraïque : car il contient six mille drachmes, c'est-à-dire 60 mines attiques.
La mine attique et romaine contient cent drachmes, vingt-cinq sicles.
La mine hébraïque contient 60 sicles, c'est-à-dire 240 drachmes, 30 onces, ou deux livres et demie. Elle est appelée mine ou mna, mana, c'est-à-dire « il a compté » : d'où mané, thécel, pharès.
Le sicle était une demi-once, c'est-à-dire quatre drachmes : d'où sicle, statère et tétradrachme sont la même chose ; le sicle et l'once sont presque aussi anciens que le monde ; c'est pourquoi l'once est partout la même, contenant huit drachmes. Le sicle est appelé de l'hébreu sakal, c'est-à-dire « il a pesé ». Les Chaldéens disent takel, ou tékel.
Un sicle d'argent pesait donc autant que 4 réaux espagnols de cinq sous ; ainsi un sicle d'argent équivalait à peu près à un florin brabançon ; un sicle d'or, cependant, valait 4 écus français, qui valent 12 florins brabançons.
L'obole hébraïque était la vingtième partie d'un sicle, et la quarantième d'une once : elle était donc plus grande que l'obole attique ; car celle-ci était la sixième partie d'une drachme, et par conséquent la vingt-quatrième partie d'une demi-once.
Il n'y avait qu'un seul sicle : car le double sicle, à savoir le sacré ou le plus grand, et le civil ou le plus petit, est une invention des rabbins.
Le sicle doit être sous-entendu chaque fois qu'on lit « une pièce d'or » ou « une pièce d'argent ».
Les deux bracelets donnés par le serviteur d'Abraham à Rébecca, Genèse 24, 22, étaient de dix sicles d'or ; chacun était donc de 5 sicles, c'est-à-dire de deux onces et demie.
De même qu'un demi-réal est parfois appelé réal, de même un demi-sicle est parfois appelé sicle, surtout en or et en bronze ; c'est pourquoi les boucles d'oreilles de Rébecca pesaient chacune seulement un demi-sicle, comme le porte l'hébreu : notre traducteur, cependant, dit qu'elles pesaient un sicle. Voir Alcazar, Des mesures, p. 51.
Le didrachme est un demi-sicle : car le sicle entier était un tétradrachme : car il pesait quatre drachmes.
Une pièce d'argent est un sicle d'argent. D'autres pensent que c'était un demi-sicle d'argent.
Joseph fut vendu pour 20 pièces d'argent, c'est-à-dire 20 sicles d'argent, ou 20 florins brabançons ; le Christ fut vendu pour 30 sicles d'argent, c'est-à-dire 30 florins brabançons, ou 15 onces d'argent.
Salomon avait quatre-vingt mille Égyptiens et quatre-vingt mille Phéniciens travaillant à la construction du temple ; et lorsqu'il les renvoya chez eux, il donna à chacun 10 sicles d'or, c'est-à-dire 40 écus français. La somme totale de ce qu'il leur donna fut donc d'un million et en outre six cent mille sicles. De plus, pour cette œuvre, il avait cent cinquante mille Gabaonites, ou Nathinéens, et trente mille Hébreux auxquels il est vraisemblable qu'il donna autant, puisqu'ils étaient égaux dans le labeur. D'où, au total, en comptant tous les ouvriers, il donna cent trente fois cent mille pièces d'or, et en outre six cent mille, c'est-à-dire treize millions six cent mille pièces d'or.
Le sou d'or était autrefois la sixième partie d'une once, et de là était appelé sextule ; ainsi 72 sous d'or faisaient une livre : car la livre contient 12 onces.
Le denier était une pièce d'argent d'une drachme : 4 deniers étaient donc égaux en poids et en prix à un sicle, soit 4 réaux espagnols de 5 sous : car ceux-ci pèsent exactement autant, à savoir 4 drachmes. Un denier valait donc environ 5 sous modernes. Il était appelé denier parce qu'il contenait dix as, c'est-à-dire les plus petites pièces de monnaie. Un as équivalait à peu près à un demi-sou moderne ; un dupondius valait deux as.
Le quart d'un denier était appelé sesterce, comme « demi-troisième » ; le sesterce était donc un ancien sou, qui maintenant vaut un sou et un quart. Mille sesterces étaient donc mille anciens sous, qui autrefois valaient 50 florins brabançons ; maintenant ils valent 62 florins brabançons, et même davantage : car les prix des monnaies changent et augmentent de jour en jour, non sans dommage et trouble pour l'État.
Un sestertium au neutre, et au pluriel sestertia, valaient chacun mille sesterces. Car chaque sestertium contenait en soi deux livres et demie ; et chaque livre contenait 100 drachmes ou deniers, c'est-à-dire 400 sesterces. Deux livres et demie valaient donc mille sesterces, et cela ils l'appelaient d'un seul nom sestertium. Dix sestertia valaient donc dix mille pièces de sesterces, qui valaient 500 anciens florins brabançons. Mais si l'on exprime ce nombre adverbialement, de cette manière, « dix fois un sestertium », on aura rendu cette somme cent fois plus grande. Car c'est la même chose de dire « dix fois un sestertium » que dix fois cent mille sesterces, qui valent cinquante mille anciens florins brabançons : ainsi « cent fois un sestertium » est cent fois cent, ou dix mille fois mille sesterces, qui valent cinquante mille florins, ou deux cent mille philippiques. Voir Budé, Du Sou.
II. Des mesures ou récipients.
Toutes les mesures doivent être évaluées selon la capacité d'eau qu'elles peuvent contenir : d'où, quant à la capacité, elles sont toujours égales, mais selon le type de matière, elles sont de poids inégal ; par exemple, un sextarius est un récipient, ou grande coupe, qui contient 20 onces d'eau, de vin ou de vinaigre (car ceux-ci sont de poids égal) ; mais si le même sextarius est rempli d'or, il contiendra autant en volume et en capacité ; mais en poids, beaucoup plus : parce que le poids de l'or est au poids de l'eau comme 18 3/4 est à un, ou comme 2 775 est à 148. Donc, puisqu'un sextarius d'eau contient 20 onces, il s'ensuit, par la règle de trois, qu'un sextarius d'or contient 375 onces ; car si 148 donne 20, alors 2 775 donne 375.
Un sextarius romain d'eau, de vin et de vinaigre pèse donc 20 onces ; d'huile, 18 onces ; de blé romain ou du nôtre, 15 onces ; de farine du même, 8 ou 9 onces (car le blé est plus dense et plus lourd que la farine), de miel, 30 onces, d'or, 375 onces, de plomb, 233 onces, d'argent, 208 onces, de cuivre, 182 onces, de fer, 161 onces, d'étain, 150 onces.
De là il est facile de déterminer la proportion de poids entre les métaux, et que l'or est plus lourd que tous, même que le plomb, bien que Pline ait cru le contraire, au livre 33, chapitre 3, mais à tort. En quantité égale, donc, si l'huile pèse 9 onces : l'eau pèse 10 onces. Le miel, 15 onces. L'étain, 75 onces. Le fer, 80 1/2 onces. Le cuivre, 91 onces. L'argent, 104 onces. Le plomb, 116 1/2 onces. Le vif-argent, 150 onces. L'or, 187 1/2 onces.
En outre, le blé de Palestine est plus dense et plus lourd que le blé romain ou le nôtre. Un sextarius de blé de Palestine pèse donc 20 onces, tandis que le blé romain ne pèse que 15 onces. De plus, le blé est plus lourd que l'orge : car un sextarius d'orge romain pèse 12 onces, tandis que le blé en pèse 15.
L'amphore était ainsi nommée parce qu'elle avait deux anses, par lesquelles on la portait de chaque côté, du grec amphi et phero. Une amphore contenait huit conges, c'est-à-dire 48 sextarii ; sous un autre nom, elle était appelée Quadrantal, d'après la forme de la mesure, qui avait de chaque côté le pied romain au carré. Car si l'on fait un récipient qui a le pied romain en longueur, en largeur et en hauteur ou profondeur, ce sera un quadrantal, ou amphore. L'amphore était donc la mesure cubique du pied romain, contenant 80 livres d'eau ou de vin (mais 60 de notre blé), c'est-à-dire 960 onces d'eau ; je parle de l'amphore romaine : car l'amphore attique était plus grande d'un tiers ; elle contenait en effet trois urnes, dit Fannius, c'est-à-dire 120 onces d'eau.
Les Romains divisèrent l'amphore en deux urnes. Puis ils divisèrent l'urne en quatre conges : de sorte que l'urne est la moitié d'une amphore, contenant 24 sextarii, et le conge, aussi appelé chus, est le huitième d'une amphore. Pour la forme du conge, voir Villalpando, p. 500.
Le conge est donc le quart de l'urne : il contient 6 sextarii, 8 fogliettes, c'est-à-dire 10 livres d'eau, ou sept et demie de notre blé. Du conge, Novellius Torquatus fut appelé Tricongius, parce que d'un seul trait devant l'empereur Tibère, il vida trois conges de vin, comme l'atteste Pline, livre 14, ch. 22.
De 20 amphores on fait un culeus, qui était la plus grande mesure romaine, contenant 960 sextarii, 1 600 livres d'eau ou de vin ; mais de notre blé, il contient 1 200 livres.
De deux amphores on fait un médimne. Un médimne contient donc six modius : car une amphore contient trois modius. Le médimne est donc la dixième partie d'un culeus, et en eau et en vin contient 160 livres, mais en notre blé 120.
Le modius est une mesure et un terme proprement romains ; car modius est comme modus, par lequel les grains sont distribués. Épiphane, cependant, enseigne que les Romains reçurent le nom et la mesure du modius des Hébreux. Car l'hébreu madad signifie « mesurer » : d'où midda est une mesure, ou modius. Le modius est un tiers d'amphore, contient 16 sextarii, 32 hémines, c'est-à-dire 26 livres et 2/3 d'eau ou de vin ; de notre blé, 20 livres, et constitue un sixième de fanègue espagnole.
Le chénice contenait 4 sextarii, et était le quart d'un modius, le douzième d'une amphore : le chénice était la ration quotidienne de nourriture d'un homme.
Le sextarius romain était le sixième d'un conge, et de là fut appelé sextarius, dit Fannius. On mesurait au sextarius tant les denrées sèches que liquides. Un sextarius romain contient 20 onces : il était donc comme une grande coupe, et constituait le quart d'un chénice.
L'hémine, ou cotyle, était la moitié d'un sextarius. Le quartarius était le quart d'un sextarius : l'acétabule le huitième : le cyathe le douzième. Le sextans est deux cyathes, le quadrans trois, le triens quatre cyathes.
Villalpando soutient que le sextarius romain était égal à l'attique et à l'hébraïque. Mais Alcazar démontre clairement qu'ils étaient différents ; et que le romain contenait 20 onces, l'attique 15, l'hébraïque 13 1/3 ; ainsi d'après Mariana lui-même, prop. 5 et suivantes, et cela deviendra bientôt plus clair.
Le cor en hébreu est appelé homer, comme chamor, c'est-à-dire un tas ou un monceau de grain : d'où l'âne est aussi appelé chamor, parce qu'il porte ce tas, car le homer est comme une charge d'âne ; c'est pourquoi l'âne en Matthieu 21, 2 est appelé bête de somme : l'hébreu en Juges 15, 16 fait aussi allusion à cela. Villalpando attribue au cor 10 métrètes grecs, 10 éphas hébraïques, 30 seah, 7 médimnes et demi, 6 artabes, 15 amphores romaines, 45 modius romains, c'est-à-dire 1 200 livres d'eau ou de vin, ou 14 400 onces. Mais plus exactement, Alcazar n'attribue au cor que 800 livres d'eau, 9 600 onces, 30 modius romains. Cela deviendra bientôt plus clair d'après le bath, ou épha.
La table de Salomon était servie quotidiennement de 30 cors de fleur de farine et de 60 de farine ; d'où l'on faisait 24 000 et encore 16 000, c'est-à-dire au total, 40 000 livres de pain. Un cor contient 5 médimnes attiques, ou 5 fanègues espagnoles : car celles-ci contiennent 30 modius.
Le léthec est la moitié d'un cor, c'est-à-dire environ deux fanègues et demie, et le mot léthec signifie « élévation » : car c'est une charge qu'un jeune homme vigoureux peut placer sur un âne.
L'épha, ou epha, le bath et le métrète sont égaux, et constituent un dixième du cor, Ézéchiel 45, 11. Un épha contient trois seah : un seah contient 24 logs, c'est-à-dire des sextarii : donc un épha contient 72 sextarii.
Chacune des jarres d'eau à Cana de Galilée, contenant deux métrètes, contenait 144 sextarii, ou grandes coupes.
Le bath était de deux sortes, dit Villalpando : le grand, contenant un métrète et demi, c'est-à-dire 180 sextarii ; le petit, contenant un métrète, c'est-à-dire 72 sextarii. Car ainsi, dit-il, il faut concilier 3 Rois 7, 26, où il est dit que la mer d'airain que fit Salomon contenait deux mille baths, avec 2 Chroniques 4, 5, où il est dit que la même mer contenait trois mille métrètes, ou, comme en hébreu, baths, parce que le grand bath contenait un métrète et demi, ou petit bath ; deux mille grands baths faisaient donc trois mille métrètes, ou petits baths. Ainsi Villalpando.
Mais Alcazar, dans son livre Des mesures, prop. 14, montre que ces baths n'étaient pas communs, mais extraordinaires et plus petits, et n'étaient donc qu'un dixième du bath ; et qu'ils étaient de deux sortes, tels que l'un valait une fois et demie l'autre.
Je dis donc avec Alcazar : Le bath commun, l'épha et le métrète sont égaux entre eux et à l'amphore romaine, et contiennent 48 sextarii romains, c'est-à-dire 960 onces d'eau : d'où l'épha contenait trois modius, Ruth 2, 17, de même que le homer contenant dix éphas contenait 30 modius, des modius au sens latin commun, c'est-à-dire romains : et un modius romain contenait 320 onces d'eau, comme tous s'accordent à le dire : donc l'épha contenant trois modius contenait 960 onces. Alcazar le démontre longuement et solidement d'après saint Jérôme, Épiphane et d'autres, avec lesquels s'accorde Mariana, et en effet saint Jérôme et Épiphane, qui affirment que le cor est la même chose que 30 modius romains, et que les Romains empruntèrent tant le nom que la mesure du modius aux Hébreux.
Donc, puisque Josèphe et d'autres disent que le bath, ou épha, contenait 72 sextarii hébraïques, il s'ensuit que le sextarius hébraïque, ou log, contenait non pas 20 onces, comme le sextarius romain, mais seulement 13 1/3 ; car si l'on multiplie 13 1/3 par 72 sextarii, on trouvera précisément 960 onces, ce que contient le bath, ou épha. Ainsi Mariana et Alcazar.
Par conséquent, puisqu'un dixième du bath, ou épha, est un gomer, ou issaron, il s'ensuit que le gomer ou issaron contenait non pas 144 onces, comme le prétend Villalpando, ni 63, comme le prétend Ribera, mais 96, c'est-à-dire 8 livres de 12 onces : car si l'on divise l'épha, contenant 960 onces, par dix, on obtient 96.
De là il est facile de comprendre comment les Hébreux mangeaient chaque jour un gomer de manne : car puisque la manne était plus légère que le blé, elle pesait non pas 76 onces, mais beaucoup moins, à savoir seulement environ 50 onces. De même, comment la petite table pouvait contenir les pains de proposition, dont chacun consistait en deux gomers, ou deux issarons. Car bien que ceux-ci, pleins de blé de Palestine, pesassent 16 livres, c'est-à-dire 186 onces, cependant en farine ou en fleur de farine, en raison de sa rareté et de sa légèreté, ils ne pesaient que 13 livres et demie, comme je l'ai montré à Lévitique 24, 5.
De là on déduit en retour quelle était la mesure du hin. Car le hin contenait 12 sextarii : et le sextarius hébraïque contenait 13 1/3 onces ; multipliez donc 13 1/3 par 12 et vous aurez 160 onces, c'est-à-dire 13 livres et 4 onces : le hin contenait donc autant, et était égal à un demi-modius romain. Ainsi Alcazar, plus justement que Villalpando, qui attribue au hin 12 sextarii romains, c'est-à-dire 240 onces. Car il croit que le sextarius hébraïque était égal au romain ; mais Alcazar réfute bien cela.
Le quart d'un hin était trois sextarii hébraïques, c'est-à-dire 40 onces d'eau ou de vin ; c'est-à-dire trois livres et 4 onces.
Le seah est un tiers de l'épha, et contient un modius romain. Le seah et le modius sont donc égaux, de même que le métrète et l'épha. Ainsi Alcazar. D'autres attribuent au seah un modius et demi.
L'artabe égyptienne contient trois modius romains et un tiers, dit Villalpando. Mais Alcazar et d'autres attribuent à l'artabe cinq modius.
Le cab, ou chénice des Hébreux, est une mesure de ration quotidienne ; il contient 4 sextarii, c'est-à-dire six livres : ainsi Villalpando, parce qu'il croit que le sextarius hébraïque était égal au romain. Mais plus exactement Alcazar, puisqu'il n'attribue au sextarius hébraïque que 13 1/3 onces, attribue par conséquent au cab hébraïque, contenant 4 logs ou sextarii, 53 1/3 onces d'eau : car le cab était la douzième partie d'un épha, ou bath et amphore, et le quart d'un seah.
Le log est le sextarius hébraïque, c'est-à-dire 13 1/3 onces. Le cadus est une jarre à eau : s'il constitue un genre de mesure, et de quelle capacité, on ne peut le déterminer d'après l'Écriture, dit Villalpando ; bien que Cénalis et Fannius pensent que l'amphore, surtout l'attique, est parfois appelée cadus de « contenir » ; et ainsi un cadus contiendrait 12 conges, c'est-à-dire 72 sextarii.
L'arobe, ou cruche espagnole, se compose de huit boccali italiens, 42 livres et 8 onces, c'est-à-dire 512 onces, et constitue un quart de fanègue.
Le boccale italien et l'azumbre espagnol contiennent 4 fogliettes, c'est-à-dire 5 livres et 4 onces, ou 64 onces au total.
Une fogliette contient 16 onces ; un quartillo contient la même chose.
Un baril se compose de 32 boccali, 170 livres et 2/3, 2 048 onces.
Une botte romaine contient huit barils, 256 boccali.
Une fanègue, ou quintal, contient cent livres espagnoles, c'est-à-dire 168 livres communes de 12 onces.
Synopsis des mesures : combien elles pèsent lorsqu'elles sont remplies d'eau ou de vin.
Un culeus contient 12 talents et demi d'eau ou de vin, 1 600 livres, 19 200 onces. Une botte romaine contient environ 10 talents, 1 365 livres et 1/3, 16 384 onces. Un cor contient 800 livres, 9 600 onces. Un ruble espagnol contient 6 talents et 1/4, 820 livres, 9 840 onces. Une fanègue espagnole contient environ 1 talent et 13/15, 168 livres, 2 016 onces. Le quart de fanègue est l'arobe ; il contient 42 livres et 2/3, 512 onces. Un médimne contient 1 talent et 1/3, 160 livres, 1 920 onces. L'épha, le bath et le métrète contiennent 80 livres, 960 onces. Un pied cubique grec contient 90 livres et 305/960, 1 085 onces et 3/4. Une amphore, ou pied cubique romain, contient 80 livres, 960 onces. Un seah contient 26 livres et 2/3, 320 onces. Une palme cubique romaine contient 37 livres et 1/3, 447 onces et 1/3. Un scortium contient 32 livres, 386 onces. Un modius romain contient 26 livres et 2/3, 320 onces. Un celemin espagnol contient 14 livres, 168 onces. Un hin contient 13 livres et 1/3, 160 onces. Un conge, ou chus, contient 10 livres, 120 onces. Un gomer, ou issaron, contient 8 livres, 96 onces. Un chénice contient 6 livres et 2/3, 80 onces. Un boccale romain contient 5 livres et 1/3, 64 onces. Un cab, ou palme cubique hébraïque, contient 4 livres et 5/12, 53 onces et 1/3. Un log, ou sextarius, contient 1 livre et 1/12, 13 onces et 1/3. Une fogliette romaine contient 1 livre et 1/3, 16 onces. Un cotyle et une hémine contiennent 10 onces. Un acétabule contient 2 onces et 1/2. Un cyathe contient 1 once et 2/3. Un doigt cubique contient 1 once et 1/4.
III. Des mesures de longueur.
Un calame contient six coudées.
La coudée est un pied et demi, c'est-à-dire la longueur qui s'étend du pli du bras jusqu'à l'extrémité du doigt appelé index, et elle contient 24 doigts, ou deux empans, et constitue le quart de la taille d'un homme, car tout homme bien proportionné a dans sa stature 4 de ses coudées, et ainsi sa taille est égale à l'envergure de ses bras : car les bras repliés au coude, les index se touchant l'un l'autre, font 4 coudées, ce qui est la taille de chacun. Par conséquent, puisque la coudée est un pied et demi, il s'ensuit que tout homme, de même qu'il a 4 de ses coudées, a aussi six de ses pieds en taille.
Ainsi saint Jérôme, Vitruve, et beaucoup d'autres ; seul Alcazar, dans la prop. 9, s'efforce longuement de prouver que la coudée dans la Sainte Écriture n'est pas le quart, mais le sixième de la taille humaine, parce qu'il estime que le nom de « coudée » ne comprend pas la main, mais seulement l'os principal s'étendant de la base de la main jusqu'au pli du bras. Il ajoute que six coudées font un calame, et que de là le calame est appelé la « mesure d'un homme », c'est-à-dire de la taille humaine, Apocalypse 21, 17. En outre, il dit que cette coudée est double : la première est l'ancienne, celle d'Adam et de ces premiers grands hommes, qui contenait 18 doigts romains et 2/3 et était presque égale au pied romain : car celui-ci contient précisément seize doigts. La seconde est postérieure et plus petite, consistant en 1 pied romain et 4/59, et c'est avec cette coudée plus petite que la Sainte Écriture mesure les bassins et la mer d'airain. Mais je juge qu'il ne faut pas s'écarter de l'opinion commune de tous les autres.
La palme, en hébreu topach, est l'espace de 4 doigts placés transversalement.
Trois palmes font une palme étendue, qui est appelée empan.
L'empan, en hébreu zeret, est l'espace entre le pouce et l'index lorsque la main est étendue, et il contient 12 doigts transversaux.
Le pas est l'espace de cinq pieds.
Le demi-pas est l'enjambée, qui contient deux pieds et demi.
Le pied romain contenait quatre palmes, c'est-à-dire seize doigts romains transversaux ; pour sa dimension exacte, voir Alcazar, Des mesures, p. 8.
Le mille dérive de mille pas, et contient huit stades.
Un stade contient 125 pas, c'est-à-dire 625 pieds.
Index des passages de la Sainte Écriture qui sont expliqués individuellement dans le Pentateuque.
Le premier nombre désigne la page, le second la colonne : là où il n'y en a qu'un, il se rapporte à la page la plus récemment nommée. Le tome II est indiqué par un astérisque.
De l'Ancien Testament.
De la Genèse : Ch. 14, v. 23. Depuis un fil de trame jusqu'à la courroie d'une sandale, p. *217, col. 1. Ch. 30, 30. Pour que je pourvoie un jour à ma propre maison, 436, 2. Ch. 35, 10. Tu ne t'appelleras plus Jacob, mais Israël, 30, 1. Ch. 43, 6. Vous m'avez fait cette misère, en lui disant que vous aviez un autre frère, 31, 1.
De l'Exode : Ch. 3, v. 2. Le buisson brûlait dans le feu, 31, 1. Ch. 6, 8. Je lève Ma main, 29, 1. Ch. 8, 15. Il endurcit son cœur, 488, 2.
Du Lévitique : Ch. 25, v. 11. Vous ne moissonnerez pas ce qui pousse de soi-même, 621, 2.
Des Nombres : Ch. 5, v. 22. Que ton ventre s'enfle et que ta cuisse pourrisse, 384, 1. Ch. 10, 34. La nuée du Seigneur était aussi sur eux le jour quand ils marchaient, 553, 2. Ch. 14, 14. Que Votre nuée les protège, et que Vous les précédiez dans une colonne de nuée, 553, 2. Ch. 14, 17. Comme Vous l'avez juré en disant : Le Seigneur est patient et d'une grande miséricorde, 743, 2. Ch. 18, 15. Vous ferez racheter tout animal impur, 548, 1. Ch. 27, 21. Éléazar consultera le Seigneur, 688, 1.
Du Deutéronome : Ch. 16, v. 2. Vous immolerez la Pâque au Seigneur d'entre les brebis et les bœufs, 527, 2. Ch. 16, 6. Le soir, au coucher du soleil, lorsque vous sortiez d'Égypte, 542, 1. Ch. 23, 14. Pour que votre camp soit saint, *72, 2. Ch. 33, 18. Réjouis-toi, Issachar, dans tes tentes, 444, 1, 2.
De Josué : Ch. 4, v. 4. Il se tiendra devant les portes de la ville, et parlera aux anciens, etc., 411, 1.
Du livre des Juges : Ch. 6, v. 23. La paix soit avec toi, tu ne mourras pas, ne crains point, 318, 2. Ch. 19, 9. Considère que le jour décline vers le coucher et que le soir approche, 516, 1.
Des livres des Rois : Livre I, ch. 2, v. 30. Pour que ta maison et la maison de ton père servissent en Ma présence, 197, 1. Ch. 4, 21. La gloire a été enlevée d'Israël, *637, 1. Ch. 12, 21. Ne vous détournez pas après les choses vaines, qui ne vous profiteront pas, 31, 2. Ch. 14, 12. S'ils disent : Montez vers nous, montons, 257, 1. Ch. 20, 8. S'il y a de l'iniquité en moi, tue-moi, 228, 1. Ch. 29, 5. Saül a frappé ses mille, et David ses dix mille, 308, 2. Livre II, ch. 2, v. 14. Que les jeunes gens se lèvent et jouent, 240, 1. Ch. 3, 8. Suis-je une tête de chien ? *482, 2. Ch. 12, 10. L'épée ne s'éloignera pas de ta maison à jamais, 123, 1. Ch. 23, 19. Il n'atteignit pas les trois premiers, 557, 1. Livre III, ch. 13, v. 33. Quiconque le voulait, il lui remplissait la main, 203, 2. Livre IV, ch. 2, v. 12. Le char d'Israël et son conducteur, 487, 1. Ch. 8, 26. Ochozias avait vingt-deux ans, 178, 1.
Des livres des Chroniques : Livre I, ch. 4, v. 1. Il fit aussi un autel d'airain de dix coudées de hauteur, 607, 1.
D'Esdras : Livre I, ch. 2, v. 63. Jusqu'à ce que se levât un prêtre savant et parfait, 690, 1. Livre II, ch. 6, v. 10. Car c'est le jour saint du Seigneur, 536, 1.
De Tobie : Ch. 12, v. 9. L'aumône délivre de la mort, *493, 2.
De Judith : Ch. 9, v. 2. Dieu de mon père Siméon, qui lui avez donné l'épée pour la défense contre les étrangers, etc., 325, 1.
D'Esther : Ch. 14, v. 11. Ne livrez pas Votre sceptre à ceux qui ne sont pas, *382, 1.
Du livre de Job : Ch. 10, v. 9. Souvenez-Vous que Vous m'avez fait comme l'argile, 79, 1. Ch. 11, 12. L'homme vain se gonfle d'orgueil, et se croit né libre comme le poulain de l'onagre, 209, 2.